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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 21:13

PUBLIÉ LE 

PAR ALEXIS CONSTANT ET DIDIER DUPUIS

 

Cela rappelle des pratiques d’un autre temps. Des dessous-de-table contre l’obtention de marchés publics… Ce sont les faits qui ont été confiés à la PJ de Lille, chargée d’enquêter sur un système de racket des entreprises du Dunkerquois et qui pourraient éclabousser de nombreux protagonistes.


Philippe Debernardi-Catrix (au centre avec le parchemin) lors de la pose d’une première pierre de logements sociaux il y a quelques jours à Bourbourg.

Corruption, pots-de-vin, cadeaux, marchés publics frappés de suspicion… « C’est la sérieBaron Noir qui continue », confie une source. Sauf que la réalité pourrait dépasser la fiction.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Dunkerque qui a saisi la brigade financière de la PJ de Lille pour démêler ce qui pourrait être le plus gros scandale politico-financier jamais révélé dans le Dunkerquois, mais aussi dans le milieu franc-maçon, dans la tourmente depuis plusieurs semaines.

L’affaire a débuté par des dénonciations de chefs d’entreprise. Certains l’ont fait directement auprès de la police. Ils affirment avoir été démarchés, voire rackettés pour verser des pots-de-vin en échange de promesses d’obtention de marchés publics de construction. Ils devaient en plus souscrire une adhésion au Medef.

Une vingtaine d’entreprises locales, au moins, spécialisées dans les métiers du bâtiment et la construction seraient concernées. Les sommes soutirées aux entrepreneurs ne sont pas établies précisément, mais des sources parlent de plusieurs centaines de milliers d’euros. Des chefs d’entreprise ont déjà été auditionnés par les enquêteurs de la PJ, livrant des éléments accablants.

Au cœur du système, deux hommes sont pointés du doigt. Philippe Debernardi-Catrix, 53 ans, le président du conseil de surveillance de la Maison flamande, directeur de l’agence Nouvelle Frontière à Dunkerque, mais aussi à la tête de plusieurs sociétés.

Après les révélations des entrepreneurs qui ont été sollicités pour les dessous-de-table, le mettant en cause, il a été débarqué sans ménagement du Medef où il exerçait en tant que vice-président pour la Côte d’Opale.

Puis il a été forcé de démissionner de sa présidence de la Maison flamande, le 2 mai. Le directeur de cet organisme de logements HLM, Christophe Vanhersel, ouvrait le parapluie la semaine dernière lorsque nous l’avons sollicité : « Je ne veux pas croire qu’il y a eu des malversations à la Maison flamande. Si jamais nous découvrons des choses, nous nous constituerons partie civile. Ce sont des agissements individuels – s’ils étaient avérés –, qui ne sont pas liés à notre organisme », croit-il savoir, précisant que les commissions d’attribution des marchés publics sont « externalisées » et confiées à des cabinets extérieurs. L’enquête de la PJ confirmera ou non cette version.

 

Michel Louf, l’homme de main

Le deuxième protagoniste de l’affaire est Michel Louf, décrit comme l’homme de main de Philippe Debernardi-Catrix. Si l’on en croit les chefs d’entreprise, un peu à la manière d’un VRP c’est lui qui se déplaçait et qui négociait en personne les sommes s’apparentant à des pots-de-vin. Autant les réseaux de Philippe Debernardi-Catrix se tissent autour de la droite locale, autant ceux de Michel Louf sont plus portés vers les décideurs de gauche. Redoutable apporteur d’affaires, il joue souvent les intermédiaires entre les grosses collectivités locales et le milieu privé.

Michel Louf s’était fait connaître au début des années 2000 dans l’affaire Négobat, dont il est toujours le patron. La justice et les associations de défense de l’environnement l’avaient épinglé pour avoir stocké sans autorisation ni déclaration, dans une carrière à ciel ouvert, à Bourbourg, 300 000 tonnes de déchets toxiques, polluant durablement le site et ses environs. Il avait été condamné en 2002 à des peines d’amende.

 

« Philippe Debernardi-Catrix n’est pas du genre à tomber tout seul »

Les proches qui décrivent Philippe Debernardi-Catrix sont tous formels, il a un carnet d’adresses long comme le bras et il dépasse largement le cadre économique, son domaine de prédilection. Homme de réseaux, il a souvent été proche, avec son homme de confiance Michel Louf, des élus du Dunkerquois, tous bords confondus, encore plus ces dernières années puisque le logement social est évidemment le cœur d’activité de la Maison flamande.

À la chambre de commerce et d’industrie de laquelle il sera débarqué dans les prochains jours et où il occupait jusqu’à présent la fonction de président de la commission des marchés (à la fois à l’antenne Côte d’Opale et à la chambre régionale), il était également amené à côtoyer les politiques. Preuve de la confiance qu’ils lui accordent, deux élus ont même créé une Société civile immobilière (SCI) avec lui.

Dans le dossier suivi par la police judiciaire de Lille, quelques noms d’élus reviennent régulièrement sans que l’on sache précisément, pour l’instant, à quel degré ils pourraient être impliqués dans cette affaire. Dans l’état actuel des auditions effectuées, il semble que des cadeaux en nature aient généreusement été offerts à certains d’entre eux.

Évidemment, tout le monde dément pour l’instant une quelconque destination des sommes récupérées auprès des entreprises pour aider au financement de telle ou telle campagne, mais les mêmes qui connaissent bien Philippe Debernardi-Catrix sont catégoriques lorsqu’ils affirment : « Il n’est pas du genre à tomber tout seul et ça risque d’éclabousser du monde lorsqu’il se mettra à table… »

Nous avons tenté de joindre, en vain, Philippe Debernardi-Catrix.

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Published by Collectif Logement CGT
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