Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

 

Recherche

Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 18:57

La décision de la municipalité ne concernait qu’un seul office HLM et « non l’ensemble des résidents dans un logement social sur le territoire de la commune », a notamment argué la préfecture.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 17h59

Temps deLecture 1 min.

L’annulation des loyers de l’office HLM de Bobigny, qui avait été promise par la ville en pleine crise sanitaire, est illégale selon la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Cette dernière a ainsi demandé l’abrogation de la mesure, selon un courrier consulté samedi 4 juillet par l’Agence France-Presse (AFP).

Le 23 avril, la ville de Bobigny s’était engagée à annuler l’ensemble des loyers d’avril pour les 4 000 locataires de son office public pour l’habitat (OPH). Une mesure présentée comme une première en France, dictée selon l’ancienne mairie UDI (Union des démocrates et indépendants, centre droit) par la volonté de « privilégier le pouvoir d’achat des familles » touchées par les conséquences économiques dues au confinement.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Dans les quartiers populaires, « si on remplit le frigo, on chope le corona »

« Besoins de la population dans son ensemble »

Dans un premier courrier, adressé le 26 juin à l’ancienne municipalité, passée aux mains du PCF (Parti communiste français) au deuxième tour des municipales, le 28 juin, le préfet de la Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, estime que cette décision est « contraire au principe d’égalité devant le service public ». Il exige le retrait de la délibération du conseil municipal qui prévoyait une subvention exceptionnelle de 800 000 euros au profit de l’OPH, une somme qui représentait environ la moitié du montant total des loyers d’avril.

Lire aussi : Face aux impayés de loyers, collectivités et bailleurs débloquent des fonds

« L’attribution versée à l’OPH ne concerne que les locataires dudit office, et non l’ensemble des résidents dans un logement social sur le territoire de la commune », elle est donc « irrégulière car elle ne répond pas aux besoins de la population dans son ensemble », argue-t-il. La préfecture dénonce en outre des irrégularités (délais de convocation, résultats du vote) dans la tenue du conseil d’administration de l’OPH qui avait voté l’exonération de ces loyers.

Un dispositif ciblé pour les personnes en difficulté

Dans un second courrier, également daté du 26 juin et consulté par l’AFP, le préfet de la Seine-Saint-Denis exige du directeur de l’OPH le retrait de cette délibération.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Plus on est pauvre, moins on a de chances d’obtenir un logement social

Cette décision d’annulation des loyers avait été jugée « un peu démesurée » par le directeur des études de la Fondation Abbé Pierre, Manuel Domergue, « dans le sens où la plupart des locataires n’ont pas de baisse de revenus ». « Il faut savoir que trois mois de loyers dans le parc privé et social, cela représente une facture de 18 milliards d’euros », avait insisté M. Domergue, qui plaidait pour un dispositif ciblé pour aider les personnes en difficulté. « Les bailleurs sociaux vont subir cette crise économique alors qu’ils ont déjà subi pas mal de coupes depuis trois ans », avait-il souligné.

Le Monde avec AFP

Partager cet article

Repost0

commentaires

Pages

Service Public du logement

j-aime-HLM-SP.jpg

 

Soyons connectés !!!

Inscrivez-vous.jpgPour être informé chaque fois qu'un article est mis sur le blog,
inscrivez vous ci dessous en indiquant votre adresse émail.

Histoire des structures de la CGT

Voir la vidiéo en cliquant sur le lien suivant : link

structures-CGT.JPG