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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 22:32

Grand Verdun | LogementAttribution des logements : les maires crient leur ras-le-bol à l’OPH

Après le maire de Verdun, ce sont aux maires de Belleville et de Thierville de faire part de leur mécontentement face à la gestion de la commission d’attribution de logement par l’OPH. Une commission à laquelle ils se sentent de moins en moins associés.
Par R.R. - 17 sept. 2020 à 12:30 | mis à jour à 16:07 - Temps de lecture : 3 min
 
 

Le maire de Verdun, Samuel Hazard avait déjà, il y a quelques semaines, fait part de son mécontentement à l’OPH de la Meuse affirmant que celui-ci « n’assumait pas ses responsabilités » dans le quartier des Planchettes. Il regrettait notamment la disparition des réunions de préparation de la commission d’attribution des logements (CAL) en concertation avec le maire. Celui-ci se retrouvant au pied du mur le jour de ladite commission et des attributions de logements. Une vraie problématique quant au bien vivre ensemble.

Une parodie de démocratie

C’est aujourd’hui aux maires de Thierville, Claude Antion et de Belleville-sur-Meuse, Yves Peltier, de monter au créneau et à leur tour de crier leur ras-le-bol face au fonctionnement de cette CAL, carrément jugée de « parodie de démocratie par le maire de Belleville ». Il rappelle qu’il y a quelques mois encore, il recevait un courrier bien en amont de la commission qu’il était invité à retourner avec 6 propositions de candidats pour un logement dont on lui donnait la description. Pour faire ses propositions, le maire s’appuyait sur les dossiers déposés en mairie par les personnes en quête d’un appartement. Un dossier complet qui permettait de bien cerner le profil du candidat et son besoin. Ces candidatures étaient ensuite croisées avec celles déposées à l’OPH. « À partir de là, un dialogue constructif s’engageait, on discutait, on échangeait », se souvient Claude Antion. Le maire dénonce pêle-mêle, des invitations qui arrivent à la dernière minute, voire le jour même de la CAL, sans information aucune sur les logements proposés, « un avis du maire dont il n’est plus tenu compte ». De plus à l’issue de la commission, « je n’ai pas le résultat des attributions, je ne sais rien des gens qui viennent s’installer, mes propositions sont rejetées sous prétexte que quelqu’un, désigné comme prioritaire, a été choisi ! » Des propos similaires que l’on retrouve dans le courrier d’Yves Peltier, le maire de Belleville-sur-Meuse, adressé à Serge Nahant, le président de l’OPH. « Plus de concertation avec la mairie, le maire ne peut plus donner son avis, s’il se permet de le donner en commission, il n’en est pas tenu compte »

Des répercussions sur la vie des quartiers

Ce qui inquiète les maires dans ce fonctionnement de la CAL, ce sont les conséquences qui en découlent dans la vie des quartiers où sont attribués ces logements. Le maire de Belleville interroge Serge Nahant à savoir si c’est lui qui aura à gérer à trois heures du matin des problèmes de voisinage et de tapage nocturne. Car les maires, de par leur proximité avec leurs concitoyens, estiment être les plus à même d’avoir un avis éclairé sur l’installation de telle ou telle famille dans un quartier. « Avec la CAL c’est le recul, pourtant par le passé tout se passait bien », indique le premier magistrat de Belleville. Face à « cette situation de totale absence de dialogue, et concertation », Claude Antion indique carrément ne plus vouloir participer du tout à la commission d’attribution des logements.

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