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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 23:50
Le 24 octobre, à Epinay-sur-Orge, Jean Castex et la ministre du Travail, Elisabeth Borne (à droite) lors de sa visite au centre d'hébergement et de réinsertion sociale d'Emmaüs Solidarité du Bois l'Abbé. © Alain Jocard/AFP
Dimanche 25 Octobre 2020
 
 
 
 
 
 
 
 

Le premier ministre a fini par annoncer, samedi 24 octobre, ses mesures contre la pauvreté. Un catalogue axé sur le retour à l’emploi, loin d’être à la hauteur des enjeux, jugent les associations.

 

Le compte n’y est toujours pas. Le catalogue de mesures du gouvernement contre la pauvreté, qui a finalement été présenté samedi 24 octobre, n’est pas à la hauteur de la crise sociale qui s’abat sur le pays, estiment les associations de solidarité. « Des mesures-pansement, déconnectées de la vie des gens, loin d’être à la hauteur de la situation », a réagi l’association ATD Quart Monde après les annonces du premier ministre, prévues le 17 octobre, journée de la lutte contre la misère, mais repoussées en raison de l’attentat de Conflans.

Icon QuoteÀ quand un changement de braquet dans la lutte contre la pauvreté ? PASCAL BRICE, PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DES ACTEURS DE LA SOLIDARITÉ 

Plus diplomate, le nouveau président de la Fédération des acteurs de la solidarité, Pascal Brice, a estimé à l’AFP que « ça n’est qu’un premier pas, il faut aller plus loin ». « À quand un changement de braquet dans la lutte contre la pauvreté ? » s’est de son côté interrogé le collectif Alerte, qui regroupe 35 associations d’aide aux démunis.

Un retour aux emplois aidés qui ne dit pas son nom

En elles-mêmes, les dispositions annoncées par le premier ministre, lors de sa visite dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale d’Épinay-sur-Orge, ne sont pas contestées. Il s’agit de créer 30 000 nouveaux postes dans le secteur de l’insertion par l’activité économique, qui permet aux personnes les plus éloignées de l’emploi de bénéficier d’un accompagnement renforcé. Les parcours emploi compétences, qui avaient remplacé les emplois aidés au moment de leur suppression en janvier 2018, vont eux aussi bénéficier d’un coup de pouce.

Leur nombre devra doubler et la participation de l’État dans leur financement va passer de 45 % à 80 %, soit un retour aux emplois aidés qui ne dit pas son nom. S’y ajoute un renforcement de l’aide à la mobilité, pour permettre à 100 000 chômeurs de se rendre sur des lieux de travail éloignés de leur domicile. En tout, environ 700 millions d’euros ont été débloqués, axés pour l’essentiel sur l’aide au retour à l’emploi. « L’insertion par l’activité économique, c’est la philosophie du gouvernement », a résumé Jean Castex en présentant ces mesures.

Icon QuoteL’insertion par l’activité économique, c’est la philosophie du gouvernement. JEAN CASTEX

C’est cette vision idéologique du gouvernement qui interroge. Comment continuer à penser que l’emploi est la seule réponse à la pauvreté, quand la crise sanitaire génère un chômage de masse ? « Beaucoup de personnes, avec cette crise, risquent de passer à la trappe. Toutes ne vont pas bénéficier des mesures d’accompagnement vers l’emploi », a rappelé à Libération le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, Christophe Robert.

Icon QuoteBeaucoup de personnes, avec cette crise, risquent de passer à la trappe. Toutes ne vont pas bénéficier des mesures d’accompagnement vers l’emploi. CHRISTOPHE ROBERT, DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DE LA FONDATION ABBÉ-PIERRE

Toujours tabou, la revalorisation du RSA 

Malgré les signaux qui se multiplient, de la hausse du nombre de demandeurs du RSA à celle des demandes en matière d’aide alimentaire, le gouvernement campe sur sa position. Samedi, les seules mesures annoncées par Jean Castex pour aider ceux qui ne parviennent plus à faire face à leur quotidien concernent le logement : prolongement et amélioration de l’aide aux impayés de loyers, mise en place en juin mais jusque-là peu utilisée, et déclenchement avant date du « plan hiver » avec l’ouverture de 15 000 places d’hébergement supplémentaires. Elles s’ajoutent à l’aide ponctuelle annoncée par le président Macron dans son allocution du 14 septembre.

La revalorisation du RSA et son extension aux jeunes de 18 à 25 ans, pourtant demandées jusque dans les rangs des députés LaREM, restent taboues. L’exécutif continue de refuser de donner aux jeunes et aux pauvres un revenu minimum pour garder la tête hors de l’eau, au nom d’un effet désincitatif à la recherche d’emploi qu’aucune étude économique ne corrobore.

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