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Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 14:00
 
Dimanche 3 Janvier 2021
 
 
 
 

Le 2 janvier, ils étaient quelques centaines à défiler dans la capitale à l'appel du Collectif pour la réquisition des logements vides. © Sameer Al-Doumy/AFP

Une nouvelle marche a eu lieu samedi, à Paris, pour demander l’application des lois autorisant à récupérer les habitations inoccupées.

 

« Manifester, c’est super important ! Quand on voit tous ces logements vides, et même ces hôtels, on se demande ce que fait l’État », lâche Maurice. Lui, qui vit depuis dix ans « porte de Versailles, sous une toile de tente », a tenu à participer, samedi 2 janvier, à la deuxième marche organisée par le Collectif pour la réquisition des logements vides. Derrière la banderole « Un toit c’est un droit », ils étaient quelques centaines à ses côtés, à Paris, pour dénoncer cette aberration : Il y a en France 300 000 sans-abri et 3 millions de logements vides, dont 117 000 à Paris, sans même parler des locaux de bureaux inutilisés.

Le gouvernement fait la sourde oreille

« Il n’y a jamais eu autant de mal-logés dans ce pays et jamais autant de profits dans le secteur immobilier, rappelle Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement, une des organisations membre du collectif. Nous sommes là pour dire qu’il faut une politique qui permette de loger tout le monde, mais aussi qu’il faut agir tout de suite, en appliquant les lois autorisant la réquisition. » L’ordonnance de 1945, qui autorise l’État à utiliser des locaux, moyennant indemnité, pour y loger en urgence des personnes sans abri, a été utilisée pour la dernière fois en 1996. A la suite de la médiatique occupation de la rue du Dragon, le gouvernement Chirac avait alors autorisé un millier de réquisitions.

 

Cette fois, le gouvernement fait la sourde oreille. Ni la crise sanitaire ni ses conséquences économiques ne semblent suffisantes pour le faire changer d’approche. Les demandes de réquisition de sept immeubles parisiens vides, déposées mi-décembre par le collectif, sont restées sans réponse.

Icon Quote Pourquoi je n’ai pas de toilettes ? Pourquoi je n’ai pas d’appartement ? Je gagne pourtant 1 500 euros par mois ! HUSSAIN, réfugié soudanais

Il y a pourtant urgence. « Le monde de la rue est impitoyable. La rue tue », rappelle Maurice. Hussain en sait quelque chose. Malgré son statut de réfugié et un travail dans le secteur du bâtiment, il n’arrive pas à avoir de logement. « Pourquoi est ce que ça fait quatre jours que je n’ai pas pu prendre de douche ? Pourquoi je n’ai pas de toilettes ? Pourquoi je n’ai pas d’appartement ? Je gagne pourtant 1 500 euros par mois », s’agace le jeune Soudanais.

Karina, elle, ne vit pas à la rue. Mais l’urgence est tout aussi présente. Malgré un emploi dans les écoles parisiennes, ses 700 euros de revenu mensuel et son statut de prioritaire au titre du droit au logement opposable (Dalo), elle n’a pas eu accès à une HLM. Depuis trois ans, elle est hébergée, avec ses enfants de 4 et 2 ans, par un proche qui habite dans un studio. Tous les soirs, la famille se serre dans le coin cuisine sur un unique matelas. Avec l’angoisse au ventre de se faire mettre à la rue par leur hébergeur lassé…

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