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Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 18:16

Linda et sa famille vivent dans un logement qui connaît des problèmes d’infiltrations et de chauffage. Ses deux bébés, qui souffrent de bronchiolite, sont à l’hôpital. Elle en appelle au bailleur et à la mairie.

 Rosny-sous-Bois, ce vendredi. C’est au 14e étage de cet immeuble géré par LogiRep que Linda, son mari et ses jumeaux âgés de 8 mois vivent. Rosny-sous-Bois, ce vendredi. C’est au 14e étage de cet immeuble géré par LogiRep que Linda, son mari et ses jumeaux âgés de 8 mois vivent. DR

Depuis ce mercredi, la petite Lilya, 8 mois, est hospitalisée pour la quatrième fois. Bilel, son frère jumeau, a aussi connu trois épisodes sévères de bronchiolite nécessitant d'être surveillé à l'hôpital. Tous deux vivent, avec leurs parents, dans un immeuble de la rue Nungesser-et-Coli à Rosny-sous-Bois. Leur logement est situé au 14e et dernier étage du bâtiment.

Depuis quelques mois, il « pleut » à l'intérieur de l'appartement de Linda, son mari et ses jumeaux car une fuite sur le toit-terrasse a occasionné des infiltrations. Ajoutez à cela un chauffage qui déraille, un ascenseur régulièrement en panne et la mère de famille a crié sa colère sur les réseaux sociaux, auprès d'associations locales mais surtout du bailleur social Logirep et de la mairie.

« Mes enfants sont nés prématurément en mai 2020, ils ont eu des problèmes respiratoires dès le début. La vie ici est devenue un calvaire, soupire Linda. Certains jours, j'ai dû annuler mes rendez-vous médicaux car il n'y avait pas d'ascenseur. Quand il s'est mis à faire froid, on nous a prêté un chauffage d'appoint. On s'isolait dans une pièce et on les mettait dans le même lit pour qu'ils se réchauffent. » *

Elle parle au passé car, ces derniers jours, elle a préféré trouver refuge chez les uns et les autres pour ne pas aggraver l'état de santé de ses bébés. « Je ne peux plus rester dans cet appartement, ce n'est plus possible. A chaque visite du bailleur, ce qui me rend dingue, c'est qu'ils cherchent la petite bête, s'agace Linda. J'en pleure la nuit, à chercher où je vais les faire dormir au chaud. »

La dernière visite date de ce mercredi matin. Elle a été faite par des représentants du service hygiène et salubrité de la mairie et le bailleur social LogiRep. Les relevés de température ont indiqué qu'il faisait 19,8 degrés au plafond et 20,3 degrés au sol. Mais au milieu des pièces, les températures sont tout autres : 13,9 dans le séjour, 14,5 dans la chambre, 14,3 dans la salle de bain.

« La fenêtre de la cuisine était ouverte et bloquée par un cabas, rapporte Franck Baguet, directeur du patrimoine chez Logirep. L'entreprise en charge dit qu'il n'y a pas de difficultés avec le chauffage du logement. Mais comme on pourrait penser que les relevés ont été faussés par la fenêtre ouverte, on a proposé de revenir en faire de nouveaux ou de poser un enregistreur permanent dans le logement. »

 

Rosny-sous-Bois. Le logement de Linda est très dégradé par des infiltrations. Il connaît aussi des problèmes de chauffage. DR
Rosny-sous-Bois. Le logement de Linda est très dégradé par des infiltrations. Il connaît aussi des problèmes de chauffage. DR  

« Ce qu'ils veulent, c'est une attestation de logement insalubre pour demander un nouveau logement »

Quant aux infiltrations, le représentant de LogiRep assure que des travaux d'étanchéité ont été réalisés le 3 février. « Il faut maintenant faire la remise en état des dommages consécutifs à l'infiltration et c'est aux locataires de déclarer le sinistre auprès de leur assureur, considère Franck Baguet. On peut les accompagner mais c'est une procédure assurantielle qui leur revient. » Selon lui, le problème se situe ailleurs : « Le sujet de fond, ce n'est ni le chauffage ni les infiltrations, ça, c'est réglé. Ce que la famille veut, c'est une attestation de logement insalubre pour demander un changement de logement. »

Un discours qui scandalise Linda : « C'est de la mauvaise foi », accuse-t-elle, la gorge serrée. Elle peut compter sur le soutien de l'association locale Une vague d'espoir : « Nous avons pris contact avec des élus, une assistante sociale, un avocat. Ils vivent dans des conditions inhumaines, c'est une question d'urgence, assène la présidente de l'association, Fatima Kasraoui. Tout ce qu'on veut, c'est que le bailleur reloge cette famille qui est à jour des loyers, à jour des charges. On demande juste qu'ils soient logés dans un appartement sain parce que leurs bébés sont malades. »

Au cabinet du maire (LR) Jean-Paul Fauconnet, on explique ce jeudi que la situation de Linda et sa famille est connue : « Le maire contacte les autres bailleurs pour savoir s'ils ont un autre logement dans la ville. » La municipalité explique n'avoir que des logements d'urgence destinés à des hébergements de courte durée. Le cabinet attend les conclusions des agents de son service hygiène et salubrité.

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