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Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 23:17

Après les cinq plaintes déposées en octobre 2020 contre Jonathan Berrebi, l’OPH vient d’annoncer le dépôt de deux nouvelles procédures à son encontre. Elles portent – encore – sur des accusations de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêts.

 L’Office public de l’habitat gère quelque 3900 logements sociaux à Bobigny. L’Office public de l’habitat gère quelque 3900 logements sociaux à Bobigny. LP/H.H.

La liste s'allonge. Après avoir déposé cinq plaintes en octobre 2020 contre son ancien président, Jonathan Berrebi, l'office HLM de Bobigny vient d'annoncer en avoir déposé deux supplémentaires à son encontre.

Mi-octobre, le nouveau maire de la commune Abdel Sadi (PCF) avait fustigé en conseil municipal les «dossiers bien pourris» laissés par l'ancienne majorité UDI, notamment dans sa gestion de l'Office public de l'habitat (OPH). Cet organisme, qui gère quelque 3900 logements sociaux, est présidé par un élu de la majorité. L'été dernier, après les élections municipales, Mohamed Aïssani avait donc succédé à Jonathan Berrebi.

En octobre, l'OPH avait déjà déposé cinq plaintes, pour détournement de bien public, faux, usage de faux et escroquerie, délit d'octroi d'avantages injustifiés et prise illégale d'intérêt. Dans la foulée, Jonathan Berrebi avait déposé plainte pour dénonciation calomnieuse contre l'office HLM et Mohamed Aïssani.

Des prestations d'un montant cumulé de plus de 100 000 euros

La sixième plainte déposée par le bailleur date du 24 novembre 2020 et porte encore sur des accusations de détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts. Elle vise Jonathan Berrebi et une société de conseil installée à Clichy-sous-Bois, aujourd'hui radiée du registre de commerce et des sociétés. Elle porte sur deux bons de commande et deux factures pour un audit et un accompagnement au développement passés avec cette entreprise, pour un montant de 36 480 euros.

Des prestations pour lesquelles l'OPH affirme n'avoir trouvé «aucune trace de réalisation», alors qu'elles ont en théorie été effectuées entre octobre 2018 et juillet 2019. «L'office a mis en demeure la société de justifier ces travaux, précise le bailleur. Cette dernière n'a pas daigné répondre à cette demande.»

La septième plainte, datée du 3 février, concerne toujours l'ancien président de l'OPH, ainsi qu'une société basée à Bobigny et son ancien gérant. Elle porte sur des accusations de délit de favoritisme, détournement de fonds publics et prise illégale d'intérêts concernant trois factures de travaux de plomberie, d'électricité et de maçonnerie datées du 19 février 2020 et réalisées dans trois lieux différents, pour un montant total de 67 790 euros.

«Mise en demeure, la société n'a pas daigné justifier la réalité de ces prestations», explique là aussi l'OPH, qui avance que les factures auraient été fractionnées pour éviter une mise en concurrence. Une partie des travaux aurait par ailleurs été réalisée dans des locaux associatifs de l'office HLM, situés au 4, rue du Chemin-Vert à Bobigny.

Un lien entre l'ex-président de l'OPH et un entrepreneur?

«Or, l'office ne dispose d'aucun local associatif à cette adresse, rappelle le bailleur. De plus, l'ordre de paiement aurait été émis au nom de l'ancienne directrice de l'OPH, absente au moment des faits, par Jonathan Berrebi, outrepassant alors ses prérogatives.»

Le bailleur s'étonne également du fait que l'ancien gérant de cette société et Jonathan Berrebi travaillent au sein du même cabinet d'ostéopathes, à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Sur Internet, les deux professionnels sont répertoriés à la même adresse. Mais Jonathan Berrebi affirme qu'il n'a «aujourd'hui rien à voir avec lui».

«On parle de prestations non réalisées, mais dans ce cas-là qu'ils se tournent vers les entreprises concernées et non pas vers moi, fustige l'ancien président, qui dénonce une opération de battage médiatique. Je n'étais même pas chargé de gérer les travaux. C'était le rôle de la directrice générale. Qu'ils voient cela avec elle !» De son côté, l'ex-entrepreneur ne souhaite pas commenter une plainte dont il dit assure n'avoir pas eu connaissance.

«Ce n'est pas une cabale politique, rétorque Mohamed Aïssani. Monsieur Berrebi a justement confondu les rôles lorsqu'il était président. On retrouve sa signature partout. Tous les faisceaux mènent à lui.»

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