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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 13:18
Plaine Commune veut créer un «syndic d’intérêt général» pour redresser des copropriétés

Il serait dans la «neutralité et la bienveillance». La collectivité de Seine-Saint-Denis réfléchit à la création d’un outil public qui rétablirait la confiance avec les copropriétaires et améliorerait la gestion des résidences.

 Adrien Delacroix, président de Plaine Commune Habitat et adjoint (PS) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), propose la création d'un syndic d'intérêt général. Adrien Delacroix, président de Plaine Commune Habitat et adjoint (PS) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), propose la création d'un syndic d'intérêt général. DR

Et pourquoi pas créer un syndic d'intérêt général? L'idée a émergé lors de la dernière campagne municipale à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Et fait son chemin depuis. « Nous sommes confrontés à des relations compliquées entre copropriétaires et syndics, d'où notre volonté d'agir », réagit Adrien Delacroix, président (PS) de Plaine Commune Habitat et adjoint au maire à Saint-Denis, chargé notamment de l'habitat indigne. Il y a urgence à se doter d'un « outil d'intérêt public tant pour potentiellement redresser des copropriétés que pour garder la maîtrise de notre patrimoine », insiste l'élu. Le département déplore 23,5 % de copropriétés dégradées sur les 23 000 que compte la région.

Le concept se veut « innovant ». « On sait que l'activité de syndic n'est pas toujours simple. Trop souvent, il y a un manque de confiance pour des raisons réelles et supposées mais nous avons eu régulièrement des retours de copropriétaires pour qui le syndic devenait plus un problème qu'une aide », se souvient Adrien Delacroix. De là est née la réflexion, avec Katy Bontink, première adjointe (PS) sur la création d'un syndic d'intérêt public qui soit « dans la neutralité et la bienveillance ».

Est-ce vraiment réalisable? « J'ai du mal à imaginer le mode de fonctionnement, réagit R achid Laaraj, directeur général de Syneval, un courtier en syndics basé à Paris. Mais pourquoi pas, si cela permet d'améliorer la gestion de résidences. »

Changer de syndic, le parcours du combattant

La collectivité étudie actuellement la mise en place de ce projet. « Il est encore trop tôt pour évoquer sa forme mais on pense que ça peut être un syndic rattaché en filiale ou directement à Plaine Commune Habitat qui est l'office HLM de Plaine Commune. Les bailleurs sociaux ont déjà le droit d'exercer une part d'activité de syndic, certains le font en créant leur propre organisme pour gérer leur patrimoine et en garder la maîtrise. Ça ne peut pas être leur activité principale, c'est encadré par la loi. »

Sur ce territoire, l'action d'un syndic d'intérêt général serait étendue à diverses copropriétés en bonne ou mauvaise santé. « Cette structure n'aura pas vocation à faire de l'argent mais à accompagner les copropriétés, ce qui est une grosse différence avec le marché actuel où on entend les copropriétaires insister sur l'importance d'être vigilant en permanence car des syndics ne sont pas beaucoup dans la transmission d'informations légales et sont prêts à facturer tout et n'importe quoi pour gagner un peu d'argent. Nous avons des exemples de copropriétés qui veulent changer de syndic et pour qui c'est le parcours du combattant. » Pour y remédier, « on a besoin que ça soit une activité qui rassure les propriétaires et pour laquelle chose on ne puisse pas mettre en doute les raisons de l'action. »

«Ce n'est pas une solution miracle»

Une structure publique le permettrait car elle devra rendre des comptes. Pas sûr que cela suffise. « Ce n'est pas une solution miracle, concède Adrien Delacroix. Nous travaillons actuellement sur la viabilité économique de ce projet. Il faudra un certain nombre de clients pour ne pas que ça soit trop déficitaire et être rentable ou au moins à zéro, précise l'élu sans dévoiler de chiffres. On y verra plus clair après l'été. »

Rachid Laaraj rappelle qu'il « existe des syndics qui font bien leur travail. Cette initiative doit sonner surtout comme une alerte pour les syndics professionnels. Si des collectivités se posent ce genre de questions, c'est qu'il y a une vraie remise en question qui doit justement être faite dans notre secteur. Nous travaillons avec 300 syndics pour lesquels nous réalisons systématiquement des questionnaires de satisfaction des copropriétaires. Il faut une police à l'intérieur de ce milieu pour exercer des contrôles. »

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