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Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 07:51

Le tarif de l’électricité devrait bondir de 0,48 % pour les particuliers le 1er août. Une augmentation relativement modérée, à raison de 4 euros en moyenne par an et par ménage, mais qui s’inscrit dans une hausse depuis des années. D’autres augmentations, ainsi que des rattrapages de factures, sont à craindre dans les prochains mois.

Les tarifs de l’électricité ont déjà bondi de plus de 50 % au cours de ces dix dernières années, et c’est loin d’être terminé. LP/Arnaud Journois

Les petits ruisseaux font les grandes rivières, paraît-il. Comme les petites augmentations, qui finissent elles aussi par faire des grosses factures. À ce titre, 2021 demeurera, de mémoire de consommateur d’électricité, comme une année noire pour le porte-monnaie. Inflation de taxes diverses, flambée des prix sur les marchés, augmentation à venir d’une partie du prix de l’électricité d’origine nucléaire… Les annonces de hausses des tarifs réglementés de vente (TRV) se succèdent en rafale, sachant que les tarifs de l’électricité ont déjà bondi de plus de 50 % au cours de ces dix dernières années. Et c’est loin d’être terminé.

De nombreux abonnés, notamment ceux se chauffant à l’électricité (un bon tiers des ménages français), ont déjà reçu ces derniers jours des factures de rattrapage pour des surconsommations liées notamment aux effets conjugués du télétravail et d’un hiver et d’un printemps particulièrement froids.

Electricité : une nouvelle hausse des tarifs au 1er août... qui en annonce d’autres

Pas de quoi freiner les ardeurs haussières des autorités de régulation. Le 1er août 2021, la Commission de régulation de l’énergie (CRE), chargée justement de calculer ces prix de l’électricité en fonction des coûts de production, de l’acheminement et de différentes taxes, compte proposer au gouvernement une augmentation de 0,48 % TTC, soit 4 euros en moyenne par an et par ménage.

Comme nous l’avions déjà annoncé en décembre 2020, elle est principalement due au renchérissement du Tarif d’utilisation du réseau public d’électricité (TURPE), afin de financer la maintenance et la modernisation du réseau. RTE, en charge des 106 000 km de lignes haute tension, prévoit d’investir à ce titre 33 milliards d’euros sur les quinze prochaines années. Et Enedis, avec son 1,4 million de km de lignes moyenne et basse tension, plus du double : 69 milliards d’euros. Des sommes colossales qui ne manqueront pas d’être répercutées, au moins en partie, sur les factures. Le seul impact du TURPE atteindra ainsi, à partir de 2024, une quinzaine d’euros par an.

Les prix sur les marchés de gros orientés à la hausse

« Et ce n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg, avertit Xavier Pinon, l’un des fondateurs du comparateur d’offres d’énergie Selectra. D’autres facteurs vont s’ajouter. » À commencer par les prix sur les marchés de gros, où s’échangent d’importants volumes d’électricité. Une grande partie des achats s’effectuent en anticipation, parfois sur de la production programmée plusieurs années après. Ces marchés sont donc également dits « à terme » ou « futures ». « Sur ces marchés, le mégawattheure (MWh) s’échange actuellement à plus de 70 euros pour 2022, observe Xavier Pinon. Contre seulement 50 euros il y a encore quelques mois. » Une inflation quasi-historique due en grande partie à la reprise économique. Celle-ci a en effet provoqué une flambée des cours du pétrole, du gaz et donc de l’électricité, hausse que les fournisseurs répercutent forcément sur leurs tarifs.

Electricité : une nouvelle hausse des tarifs au 1er août... qui en annonce d’autres

À cela s’ajoute le prix des quotas de CO2. L’Union européenne souhaite là aussi le renchérir, afin d’inciter à la réduction de la part des énergies fossiles (essentiellement le charbon et le gaz) dans la production d’électricité. Si cette part dépasse encore les 50 % dans une majorité des 27 États membres, elle est minoritaire en France, avec une large prédominance d’électricité d’origine nucléaire (70 %). EDF, qui opère les 19 centrales nationales, a même obligation de revendre 100 térawattheures (TWh), soit environ un quart de leur production, à ses concurrents, au prix très concurrentiel de 42 euros le MWh, dans le cadre du dispositif Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh). Sauf que ce dispositif, mis en place en 2011, va prochainement faire l’objet d’une refonte en profondeur.

Les fournisseurs alternatifs également concernés

Le tarif pourrait ainsi être rehaussé à 48 euros/MWh, sur les recommandations de la CRE. Mais avec toutefois un accès élargi à 150 TWh. Les alternatifs pourraient alors s’y approvisionner sur des volumes plus importants, mais à un prix unitaire plus élevé. De quoi là aussi renchérir les prix ? Difficile à dire. Mais dans une période fortement inflationniste, cela ne les aidera certainement pas à baisser. « Certains fournisseurs alternatifs anticipent déjà la hausse des prix de gros, et relèvent discrètement leurs prix, observe d’ailleurs le patron de Selectra. D’autres résistent, pour attirer de nouveaux clients, mais ils ne pourront pas tenir longtemps si les prix se maintiennent à ce niveau. À moins de perdre beaucoup d’argent. »

Dès la rentrée prochaine, et en prévision de l’hiver et de l’arrivée de la « période de chauffe », les tarifs de la trentaine de fournisseurs d’énergie qui se disputent le marché ne manqueront donc pas de s’aligner… à la hausse.

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