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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 21:49
 
 
Lundi 6 Septembre 2021

Mis en place à Paris en 2018, ce système de régulation a un effet stabilisateur sur l’évolution du prix au mètre carré. P. Turpin/Photononstop

Les métropoles de Lyon, Montpellier et Bordeaux ont été autorisées à mettre en place ce dispositif destiné à enrayer la flambée des prix.

 

C’est une bonne nouvelle pour la lutte contre la vie chère. Les métropoles du Grand Lyon, de Bordeaux et de Montpellier Méditerranée ont été autorisées le 3 septembre par le ministère du Logement à mettre en place d’ici début 2022 l’encadrement des loyers pour en limiter la hausse. Initié en 2014 par la loi Alur, puis relancé par la loi Elan de 2018 qui l’a transformé en dispositif facultatif et expérimental pour cinq ans, ce système de régulation vise à fixer un plafond maximal d’augmentation aux propriétaires dans les zones « où il existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement ». La loi 4D, en cours d’examen au Parlement, prévoit sa prolongation jusqu’en 2026.

Une dépense croissante dans le budget des ménages

Lyon, Villeurbanne, Bordeaux et Montpellier espèrent enrayer la flambée des prix. Selon une analyse publiée en juin 2021 par la Fondation Abbé-Pierre, les prix pour les locataires du privé à Lyon ont augmenté en moyenne de 21 % entre 2007 et 2020. À Bordeaux, « les locataires du parc privé, qui paient 14 euros/m² et représentent 55 % des ménages, auraient bien besoin d’une pause dans la spéculation immobilière », notait-elle aussi fin 2020. Dans ces grandes métropoles, il devient de plus en plus difficile aux classes populaires et moyennes de se loger, à moins de s’éloigner du centre ou de sacrifier une large part de revenu au loyer.

Si l’encadrement n’est pas l’unique outil de régulation des prix, il fonctionne. À Paris, où il est appliqué depuis 2018, plusieurs études montrent son effet stabilisateur sur l’évolution des prix, même si une partie des propriétaires continuent de ne pas le respecter. Contrairement aux prédictions des libéraux, il n’a pas non plus asséché l’offre. En dehors de la capitale, il est appliqué à Lille depuis mars 2020 et est en cours de mise en œuvre dans deux ensembles de communes en Seine-Saint-Denis.

Malgré le poids croissant du logement dans le budget des ménages, beaucoup de localités affectées par la hausse des prix n’étaient pas candidates en novembre 2020. Certaines qui l’avaient fait ont vu leurs candidatures retoquées. C’est le cas de Grenoble. « Le marché locatif de l’agglomération grenobloise ne montre pas de signe de tension », a justifié Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, dans le Figaro, malgré des loyers allant selon les quartiers de 9,4 à 12 euros/m². Retoquées aussi, les onze communes de Grand-Orly Seine Bièvre, au sud de Paris, et Grigny, dans l’Essonne, une des villes les plus pauvres de France. Une décision qui a scandalisé son maire, le communiste Philippe Rio. Dénonçant des prix « exorbitants par rapport aux ressources des gens », il promet de redéposer la candidature de sa ville.

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