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Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 20:41

L’être humain a huit besoins vitaux : la faim, la soif, l’élimination, le maintien de la température corporelle, la respiration, le sommeil, la sexualité et le logement. Le logement, car un abri nous est en effet nécessaire pour vivre.

Le logement devrait être l'enjeu de la présidentielle
Le logement devrait être l'enjeu de la présidentielle © Getty / Dirk Muthoff / EyeEm

Nous ne sommes pas une espèce qui dort posée sur une branche en pleine nature... Et pourtant lorsque l’on parle de logement on parle essentiellement d’un secteur économique, ses emplois, son coût pour l’Etat, de ce que ça rapporte en taxe, de ses conséquences écologiques aussi parfois mais pas de cette réalité : c’est un bien de première nécessité. 

Le paradoxe, c’est que ce bien de première nécessité est devenu, en France mais pas seulement, un des secteurs où se concentre le plus la rente et le capital. Le destin d’un fils de locataire est d’être locataire d’un héritier de propriétaire, de multi-propriétaire même.

 

Pourtant lorsque l’on touche à un besoin fondamental des humains, leurs réflexes ne sont pas les mêmes : vous ne pouvez pas vivre sans, donc vous n’avez pas le choix de le défendre. On le comprend très bien pour la nourriture, les émeutes de la faim existent régulièrement.

La révolution française fut ainsi précédée par les révoltes frumentaires, des émeutes liées à l’augmentation du prix de la farine. 

Pour ces émeutiers ne pas avoir accès à ce produit de base était perçu comme une injustice totale et ils dénonçaient aussi les accapareurs, ceux qui tentaient de gagner encore davantage d’argent en spéculant sur sa rareté. 

Alors qu’en est-il pour le logement ?

En ce début de XXIe siècle, c’est assez simple : sauf pour les plus favorisés, l’accès à ce bien de première nécessité devient de plus en plus difficile. Contrairement à une idée répandue, la France n’est pas un pays de propriétaires, elle est un pays de multiproprietaires et de locataires. 

Le poids de la part du logement dans le budget des ménages a fortement augmenté il est passé de 12% à 30% en 50 ans mais cette moyenne cache une disparité très forte.

Il est resté à à peine plus de 10% pour les plus riches mais en revanche il n’a cessé d’augmenter pour les plus pauvres pour atteindre près de la moitié de leur budget.  

Mais donc qui sont les propriétaires qui louent ces logements ? 

Peu de Français en fait. L’Insee a montré récemment que la moitié du parc de logements locatifs privés est détenue par 1 million de ménages. Dans les grandes villes que sont Paris, Lyon et Lille c’est 60 % du parc locatif qui est détenu par des multi multi propriétaires. 

Et avec l’augmentation du prix de l’immobilier il n’est pas difficile de deviner que la tendance va s’aggraver. 

Alors dans les débats de 2022, politiques ou économiques l’enjeu devrait être le logement. Nous ne sommes pas loin du point de bascule. Certains analystes du mouvement des gilets jaunes ont ainsi écrit qu’il était davantage une crise du prix du logement que du carburant. 

Car cet accroissement du coût pour une grande partie des habitants contribue symétriquement à l'augmentation très importante de la richesse d’une petite partie. 

Si tout cela se fait sur la base d’un besoin aussi fondamental que celui d’avoir un toit sur la tête la responsabilité pèse sur la puissance publique. C’est même la mission de base de la politique : la vie dans la cité. 

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