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1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 11:37
Au congrès des HLM cette semaine, le ministre du Logement, Olivier Klein, a promis de « construire un pacte de confiance »
Le secteur analyse le projet de loi de Finances 2023 comme un budget « de transition », mais attend d'autres mesures pour soutenir la construction et la rénovation de logements sociaux à l'avenir. Certains auraient souhaité dès à présent un coup de pouce supplémentaire pour aider les locataires modestes à payer leurs charges d'énergie.
 

Au congrès des HLM cette semaine, le ministre du Logement, Olivier Klein, a promis de « construire un pacte de confiance » (Mathieu Pattier/SIPA)

 

Par Elsa Dicharry

Publié le 30 sept. 2022 à 11:34Mis à jour le 30 sept. 2022 à 11:47

Ceux qui attendaient des annonces concrètes de la part d'Olivier Klein seront restés sur leur faim. Appelé à conclure, ce jeudi, le Congrès HLM qui s'est déroulé près de Lyon, le ministre délégué à la Ville et au Logement s'est contenté de dresser « une vision » et de rappeler l'intérêt crucial à ses yeux du logement social.

Mais il a promis de « construire un pacte de confiance » avec le secteur, qui devra se traduire, avant la fin de cette année, par « un plan d'actions », ceci afin « d'avancer résolument ».

Aide à la rénovation énergétique

Pour le reste, le ministre n'a pas été au-delà des mesures annoncées lundi lors de la présentation par l'exécutif de son projet de loi de Finances (PLF) pour 2023. Un PLF accueilli avec plus ou moins d'indulgence par les représentants du monde HLM.

Il « n'a pas aggravé les choses, c'est déjà ça », a déclaré dans un sourire Emmanuelle Cosse, la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH). Ceci après avoir rappelé que « pendant cinq ans, l'Etat n'a eu de cesse de nous rendre la tâche plus difficile, en nous privant d'une partie de notre capacité financière à agir ». 

Elle faisait référence à la réduction des loyers de solidarité imposée par le gouvernement aux bailleurs sociaux. Et à la hausse de la TVA sur la construction de HLM.

Au moins, s'est réjouie l'ancienne ministre, les bailleurs sociaux ont obtenu dans le cadre du PLF - qui doit encore être discuté au Parlement - une subvention de 200 millions d'euros pour les aider dans la rénovation énergétique de leurs logements - un enjeu majeur. « Ce n'était pas acquis. Nous nous étions battus pour obtenir 500 millions à cet effet dans le cadre du plan de relance » du gouvernement lié à l'épidémie de Covid-19 pour 2021 et 2022. « C'est une bonne nouvelle », a-t-elle ajouté.

« Ne pas en rester là »

Pour le reste, elle a qualifié ce PLF de « budget de transition ». Le profil d'Olivier Klein - fin connaisseur des politiques de la ville puisqu'il a été maire de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, et président de l'Agence nationale de la rénovation urbaine, rassure. Mais « nous ne pouvons pas en rester là pour l'avenir », a insisté Emmanuelle Cosse.

« Il ne faut pas que 2023 soit une année blanche », a de son côté réagi Eddie Jacquemart, le président de la Confédération nationale du logement (CNL). « ll y a une urgence explosive sur les quittances des locataires du fait de la hausse des charges d'énergie », s'est-il inquiété. « Les locataires sont hyper anxieux », a-t-il ajouté, estimant que le gouvernement semble être « en décalage » par rapport à ces inquiétudes - même s'il a mis en place un bouclier tarifaire pour contrer en partie les hausses des prix du gaz et de l'électricité.

Il a demandé au ministre d'aller plus loin en revalorisant davantage le forfait charge des aides personnalisées au logement (APL). Une mesure également portée par d'autres associations de défense des locataires et par l'USH. « C'est une demande qui m'a été relayée à plusieurs reprises et sur laquelle nous travaillons, que nous allons évaluer financièrement. Mais pour l'instant, l'aide que nous apportons se fait au travers du bouclier tarifaire et des chèques énergie » versés aux ménages les plus modestes, a répondu Olivier Klein.

Colère chez Action Logement

L'attaque la plus virulente contre l'exécutif est venue des dirigeants d'Action Logement - le premier bailleur social de France, qui contribue aussi au financement de pans entiers de la politique du logement. Ils n'ont pas digéré « la ponction » de 300 millions décidée par Bercy sur les finances de l'organisme paritaire dans le cadre du PLF.

Le groupe a « tendu son modèle financier » pour produire plus de logements sociaux et financer des aides supplémentaires pendant la crise sanitaire», a rappelé son président, Bruno Arcadipane. Aujourd'hui, « cette ponction est une entaille majeure portée à la confiance mutuelle qui existait entre l'Etat et Action Logement », a-t-il estimé. Olivier Klein s'est contenté, dans son discours de clôture, de renouveler sa confiance à l'organisme.

Adaptation des logements au vieillissement : « MaPrimeAdapt'» lancée en 2024

C'était l'une des rares promesses de campagne d'Emmanuel Macron concernant le logement. Lundi, dans le cadre de la présentation du projet de loi de Finances (PLF) pour 2023, le gouvernement a annoncé le lancement au 1er janvier 2024 de MaPrimAdapt'. Calquée sur le modèle de MaPrimeRénov'pour la rénovation énergétique des logements, cette aide vise à permettre aux Français d'adapter leur logement quand ils vieillissent, afin de pouvoir rester le plus longtemps possible à leur domicile. Dès 2023, a annoncé l'exécutif, l'Agence nationale pour l'habitat (Anah) sera dotée de 35 millions d'euros supplémentaires afin « d'amorcer la transition vers MaPrimeAdapt' ».

Elsa Dicharry

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