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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 07:03

70 000 logements très sociaux menacés de privatisation

PIERRE DUQUESNE
VENDREDI, 19 DÉCEMBRE, 2014
L'HUMANITÉ
Le gouvernement s’apprête à céder ses parts d’Adoma et à devenir actionnaire minoritaire de cet opérateur spécialisé dans l’insertion 
par le logement. Tout cela pour récolter « 70 millions d’euros ». Avec le risque de massacrer un outil du droit au logement à l’efficacité reconnue.
Photo : Fabien GROUE/CIT'images
Sous couvert de réhabilitation, les dirigeants souhaitent faire fructifier le patrimoine d’Adoma, particulièrement bien situé et source de plus-values immobilières.
Photo : Fabien GROUE/CIT'images

C’est ubuesque. Tandis que le mal-logement fait des ravages, le premier ministre n’a rien trouvé de mieux à faire que de privatiser 70 000 logements très sociaux. Manuel Valls vient de donner son accord de principe pour céder les parts de l’État dans Adoma, organisme spécialisé dans l’insertion par le logement, au groupe SNI, premier bailleur de France. « Une privatisation qui ne dit pas son nom », a dénoncé un comité lancé cette semaine par la CGT Adoma, avec le soutien d’Attac, de la Ligue des droits de l’homme, d’associations pour le droit au logement, de Solidaires, de la FSU ou du PCF. Une pétition a aussi été rédigée pour empêcher que l’État ne se sépare d’Adoma, « le premier de ses outils dans le domaine du logement très social ». Même la Miilos, organe de contrôle du monde HLM, l’affirme : Adoma a toujours su trouver « avec professionnalisme » des solutions d’urgence pour les populations les plus démunies.

Créé en 1956 pour résorber les bidonvilles et reloger les travailleurs migrants, cet organisme, autrefois appelé Sonacotra, a offert un toit à tout type de naufragé : ancien SDF, précaire, victime de catastrophe naturelle ou demandeur d’asile. C’est d’ailleurs vers cet acteur que l’État s’est tourné, à la fin des années 1990, pour reloger en un temps record les réfugiés du Kosovo ou les sinistrés d’AZF. Plus récemment, c’est encore lui qui a été chargé de recevoir les traducteurs de l’armée française en Afghanistan, les dernières vagues de réfugiés syriens ou de s’occuper des campements roms. Des missions d’intérêt général qui risquent d’être remises en cause par la prise de contrôle du groupe SNI. Bien que détenue par la Caisse des dépôts, bras financier de l’État, cette société n’offre aucune garantie pour le comité antiprivatisation. D’abord parce qu’Adoma perdra le statut de « société d’économie mixte d’État », et ne sera plus sous le contrôle direct de la puissance publique. Pour que l’État y fasse appel, il devra dorénavant passer par des appels d’offres… Et donc payer. Ensuite, parce que la SNI est dirigée par le plus grand promoteur de la marchandisation du logement social : André Yché. Cet ancien militaire a même préconisé, dans un livre, « la vente des actifs immobiliers constitutifs du parc HLM », qualifiés de « plus-values latentes », afin de financer de nouvelles opérations. Préférant le lucratif logement intermédiaire au logement social. L’homme, conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, a déjà mis en pratique ses théories au sein d’Adoma, où il a mis un pied grâce à un pacte d’actionnaires signé en 2010 avec la bénédiction du gouvernement Fillon. Outre la promesse d’une prise de contrôle future d’Adoma, à laquelle Cécile Duflot s’est toujours opposée, le groupe SNI, bien que minoritaire, s’est alors vu confier la gestion de cet opérateur public.

Un risque de « contournement d’argent public »

Quatre ans plus tard, les salariés en constatent déjà les effets. Sous couvert de réhabilitation, la direction mène des opérations pour faire fructifier le patrimoine d’Adoma, niché au cœur des grands centres urbains. À Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), une résidence pour travailleurs migrants vient d’être vendue contre 5 millions d’euros à une société d’économie mixte présidée par Isabelle Balkany. En échange, l’élue de Levallois propose à Adoma de construire un immeuble, sans augmentation du nombre de logements, à proximité d’une voie de chemin de fer.

La CGT Adoma dénonce aussi un risque de « contournement d’argent public ». « Au sein du groupe SNI, les frontières sont de plus en plus floues entre les activités relevant de l’intérêt général (assurées par les organismes HLM) et celles dites “concurrentielles” (promotion immobilière…) », pointe un syndicaliste. Un mélange des genres dénoncé dans le dernier rapport de la Miilos. « À la SNI, on gère du bâti. Chez Adoma, on gère de l’humain, appuie le syndicaliste CGT. En plus d’un toit, nos équipes apportent tout un accompagnement social qui permet aux habitants de se réinsérer et de retrouver un logement de droit commun. » Tout un travail mis à bas, pour récolter « 70 millions d’euros », selon les premiers calculs du comité antiprivatisation. « L’État préfère gratter les fonds de tiroirs, penser à court terme, plutôt que de défendre un outil stratégique vital pour le droit au logement », explique le porte-parole de la CGT, dégoûté.

Une pétition pour stopper la vente. Le cession d’Adoma 
n’est pas encore effective. Elle doit encore faire l’objet d’une négociation entre les quatre ministères de tutelle d’Adoma et le groupe SNI. Sans attendre l’issue de ces discussions, le comité antiprivatisation appelle 
à signer une pétition (www.petition24.net) 
et se prépare à lancer une mobilisation à la rentrée. Preuve de l’enjeu, de nombreuses associations de défense de mal-logés ont rejoint la mobilisation.

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Published by Collectif Logement CGT - dans Actualités logement
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