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Fier.e.s de travailler pour le service public du logement

 

 

15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:12
Caisse des Dépôts et Consignations : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Une petite centaine de demandeurs de logement a investi aujourd’hui un des immeubles de bureaux de la Caisse des Dépôts et Consignations, le trésorier de l’Etat.

Nous sommes venus exiger le relogement immédiat de tous les mal-logés, puisqu’il paraît que la politique menée et les financements accordés n’ont jamais été aussi importants en matière de logement social.


La Caisse des Dépôts annonce en effet 133 000 nouveaux logements « financés » cette année, un record selon elle, après des chiffres déjà mirifiques annoncés les années précédentes.
Dans ces conditions, et si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes du logement social, pourquoi le nombre de mal-logés ne cesse-t-il d’augmenter ? Pourquoi le délai moyen d’attente à Paris pour obtenir un appartement est-il de dix ans ? Pourquoi, dans toute l’Ile de France, les salariés modestes, les familles, les retraités , les jeunes ne parviennent-ils pas à trouver une solution ?


Tout simplement, parce qu’aujourd’hui l’appellation « nouveau logement social » comprend aussi bien des appartements aux loyers très élevés (PLS), que des hébergements d’urgence très temporaires et des appartements reconstruits après démolition…


Et également, parce que l’Etat et la CDC ne retirent pas de leurs chiffres les logements sociaux qui sont vendus, par exemple les 6000 unités annoncées dans le cadre de la restructuration d’ADOMA sous l’égide de la SNI, elle-même filiale de la Caisse des Dépôts.


De plus, des milliards d’euros viennent d’être à nouveau ponctionnés sur les fonds du livret A, destiné à financer le logement social, et vont servir une nouvelle fois à aider les banques privées.
A la suite de l’occupation, nous serons reçus dans les jours qui viennent par le secrétaire général de la CDC et ses collaborateurs .


Ci dessous le communiqué diffusé sur place

 



Caisse des Dépôts et logement social : 133 000 nouveaux logements, les mal-logés demandent à voir…


Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui dans l’un des magnifiques immeubles neufs de la Caisse des Dépôts et Consignations, quai d’Austerlitz à Paris.
Les mal-logés voudraient bien que les 133 000 nouveaux logements sociaux financés annoncés par la Caisse des Dépôts soient aussi réels que cet immeuble de bureaux et surtout accessibles à leur niveau de revenu.


Mais ce n’est pas le cas :

  • Sur ces 133 000 financements, 30% sont des PLS, aux loyers bien trop élevés pour les salaires au niveau du smic, pour les familles nombreuses, les retraités, les jeunes ou les précaires.
  • Sur ces 133 000 financements, les PLA-I aux loyers très sociaux représentent certes 20% : mais beaucoup sont en réalité des hébergements ou des logements-passerelle qui ne proposent qu’une solution temporaire et pas un vrai relogement
    Sur ces 133 000 logements, il y a les 30 000 logements vendus par ICADE, la filiale d’immobilier privé de la Caisse des Dépôts et rachetés par des bailleurs sociaux. Cette opération n’a produit de nouveaux logements que sur le papier, il s’agit d’un simple conventionnement.
  • Sur ces 133 000 logements, 30 000 sont des programmes achetés aux promoteurs privés en difficulté, et comporte beaucoup de PLS encore une fois inaccessibles à la plupart des demandeurs de logement


A la finale, ce sont au mieux 40 000 nouveaux logements sociaux qui sortiront de terre, soit un chiffre considéré par tous les observateurs comme totalement dérisoire au regard des besoins. Ces chiffres correspondent d’ailleurs à ceux annoncés en grande pompe par Benoist Apparu, en même temps que la promotion était faite de l’accession sociale à la propriété.


Mais Benoist Apparu comme la Caisse des Dépôts communiquent beaucoup moins sur d’autres décisions prises en commun qui mettent un peu plus en danger ce qui reste du logement social et aggravent la crise en cours au lieu de la résoudre.


  • La SNI Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, vient de prendre le contrôle d’ADOMA : ses premières mesures, outre la suppression de 600 postes, prévoient la vente de 6000 logements,
  • Un décret vient d’autoriser le prélèvement de 13 milliards d’euros sur les fonds dégagés par le livret A, destinés au financement du logement social : alors que l’Etat réduit sa dotation de dizaines de millions d’euros pour le budget logement dans certaines villes notamment Paris, ces milliards vont une nouvelle fois aller aux banques privées !
  • Pendant qu’on nous répète en boucle, que tout le monde peut être propriétaire, que la « vraie » solution au problème du logement social, les financements de PLSA, les seuls prêts accessibles aux plus pauvres de ceux qui veulent être propriétaires sont gelés par la Caisse des Dépôts et l’Etat.


De plus, alors que la situation est déjà dégradée, que le logement social voit de fait diminuer ses financements, vider ses caisses pour des objectifs autres, le président de la SNI, donc la voix du logement social dans la Caisse des Dépôts , André Yche plaide publiquement pour la privatisation des HLM et la vente accéllérée d’une partie du Parc.


Demandeurs de logement, nous sommes venus dire à la Caisse des Dépôts que les comptes ne sont pas bons, même si son chiffre d’affaires est excellent.

 

Collectif des mal-logés en colère

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:04
Pétition lancée par l'UEC (Union des Etudiants Communistes)
 
Je signe pour la nationalisation du logement étudiant.
 
Le logement est le premier des besoins fondamentaux, c’est la première pierre de l’accès à l’autonomie. Or aujourd’hui, l’écrasante majorité des étudiants n’a d’autre choix que celui de se tourner vers un marché privé trop souvent synonyme de mauvaise qualité et de loyers de plus en plus élevés. La spéculation est la norme (+60% d’augmentation des loyers pour les étudiants en 10ans !), de même que la dictature des agences-parasites. A coté, les logements sociaux du CROUS sont soit laissés au dépérissement, soit dans une dynamique d’alignement sur le privé.

 

Nous refusons cet état de fait. Pour nous, tout étudiant doit avoir accès à un logement de qualité adapté à ses besoins. Pour nous, rendre ce droit réel passe par la Nationalisation du Logement Etudiant, c’est-à-dire le passage de la jungle du marché à l’organisation démocratique de la propriété collective, dans un Service Public des CROUS modernisé.

   

Concrètement, cette mesure se décline sur 5 axes :

- Nationalisation des résidences étudiantes privées

- Nationalisation des appartements spéculatifs "réservés aux étudiants"

- Fin des Partenariats Public-Privé et transfère intégral de propriété des cité-u du CROUS à celui-çi

- Rénovation du parc CROUS et plan de construction massif et diversifié

 

 

Pour signer la pétition cliquez sur le lien suivant: link

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:57
 manif-adoma.jpg

Logement social : les salariés d'Adoma et de la SNI ont manifesté leurs craintes pour le futur

 

Mille six cent salariés (1160 selon les RG) et membres d'associations ont manifesté lundi 28 mars à Paris pour demander des garanties à l'Etat actionnaire majoritaire sur les missions sociales d’Adoma, des garanties sur la préservation des emplois et de l’outil de travail ainsi que sur l’avenir des migrants vieillissants dans les résidences ex- Sonacotra et sur leur accompagnement social.

 

Les syndicats qui les représentaient ont réclamé un PSE digne de ce nom, pour les départs et la mobilité des personnels d'Adoma dont les emplois sont supprimés. Et ils ont demandé l’arrêt de la vente des patrimoines d’ADOMA. Ils exigent une reconnaissance de la responsabilité sociale d’entreprise par ADOMA et la SNI. Le cortège à démarré vers 14 heures rue de Cambronne (15e arrondissement) en direction du 7er arrondissement , quartier des ministères, derrière des banderoles proclamant "Non à la marchandisation et à la casse du logement social", "Non à la privatisation du logement social" " 70.000 logements pour les plus pauvres et les 2400 salariés d’Adoma à leur service".

 

Le CE et l’Intersyndicale d’ADOMA rejoints par les syndicats de la SNI , filiale de la Caisse des dépôts étaient soutenue par le Réseau Stop aux expulsions de logement (Resel), collectifs Droit au Logement, Confédération nationale du logement, Jeudi Noir, le Comité des sans logis, la COPAF, et des syndicats FSU, Solidaires représentée par Annick Coupé.

 

Les politiques, Martine Billard députée de Paris et co-présidente du parti de gauche, Stéphane PEU ( PC PG), président de Plaine commune habitat (OPH), Emmanuelle COSTE (Verts ) vice-présidente du Conseil régional, chargée du logement, de l’habitat,  du renouvellement urbain et de l’action foncière ont accompagné ce cortège.

 

Une délégation de syndicats à été reçue au secrétariat d'Etat à l'Immigration et à l'Intégration par Sylvie MOREAU, chef du service de l'accueil de l'intégration et de la citoyenneté et Josette DEROUX chef de service auprès du directeur de cabinet du ministère du logement. Nos revendications ont été prises par nos deux interlocutrices sans pour autant que celles ci n’aient pu nous donner de réponse. La forte mobilisation des Salariés d’Adoma à été remarquée et nous leur avons fait comprendre de l’importance et des enjeux ainsi que le risque de voir le mouvement se durcir si aucune réponse n’est apportée.

 

Nos demandes seront transmises à nos ministères respectifs, nous restons mobilisés !

 

Coordination Intersyndicale ADOMA : M.CHABI 0611527607

Com Intersyndicale : Mme LALLEMAND 0614254.21 / M.TREHOUX 0612746531 / Mme BREST 0140614469/M.BEN-LACEN 0627158727

 

 

 Voir article paru dans le Monde du 29/09/2011; La logique du secteur privé apliqué au logement social commence à susciter des inquiétudes. Cliquez sur le lien suivant: link

 

Voir article paru dans Libération du 30/03/2011:

 

Ex-Sonacotra, mini chambres et maxi train de vie au sommet

Enquête

Au bord du gouffre, la société qui gère les foyers d’immigrés est minée par une gestion indécente.

L’inquiétude est forte chez les personnels d’Adoma (ex-Sonacrotra), une société immobilière publique, qui gère 70 500 logements dans des foyers accueillant des travailleurs migrants, et de plus en plus des personnes défavorisées ou de travailleurs pauvres. Lundi, les salariés se sont mis en grève pour protester contre un plan de réduction d’effectifs portant sur 266 postes sur un total de 2 650 employés. Un millier d’entre eux se sont rassemblés devant le siège de l’entreprise, rue de Cambronne (Paris XVe) puis ont défilé dans le quartier pour dénoncer «la valse des suppressions de postes». Le nouveau directeur général, Bruno Arbouet, assure que les suppressions se feront «sans casse sociale» avec des mises à la retraite, des départs volontaires, et la fin des CDD. En outre, 1 700 logements locatifs hors foyers (pavillons, appartements dans des HLM ordinaires) vont être vendus «soit à des bailleurs sociaux, soit aux locataires en place». L’objectif est de renflouer les caisses : 35 millions d’euros sont espérés de ces cessions. Mais pour les syndicats, la direction se livre à «la casse du logement social».

 

Dérive. En revanche, personne ne nie qu’Adoma traverse de gosses difficultés financières. Elles sont dues notamment à des investissements immobiliers contestables et à des dépenses indécentes au regard de l’objet social de la société : voitures et portables de fonction à foison, dérive globale des frais généraux, cadres dirigeants grassement rémunérés (de 80 000 à 120 000 euros brut par an) avec parachutes dorés (deux ans de salaire en cas de départ) - alors que les employés de terrain touchent de petits salaires. Sans compter le recours à des emprunts à taux variables via des produits dérivés (swap), qui plombent le bilan de la société. Autre dérive qui a pesé sur les finances : «On s’est servi d’Adoma pour recaser des amis politiques, des majorités en place, rapporte un syndicaliste. On assistait à des créations de postes au fur et mesure qu’ils arrivaient.»

 

Les comptes de 2010 adoptés lundi par le conseil d’administration se soldent par un déficit de 26 millions d’euros. Les syndicats considèrent que la direction force le trait en procédant à des amortissements «qui devraient être étalés sur cinq ans». Mais le fait est que les caisses sont vides. Plusieurs audits réalisés à la demande de l’Etat actionnaire, de la direction ou des syndicats estiment qu’Adoma a besoin d’être renflouée à hauteur de 130 à 200 millions d’euros pour poursuivre et développer ses missions. Notamment pour créer et rénover des foyers dont certains sont dans un état déplorable voire indécent.

 

Misère. Un rapport de la Milos (Mission interministérielle du logement social), le gendarme des HLM, que s’est procuré Libération, indique que les foyers d’Adoma, comportent encore «des chambres à lits multiples», «des chambres dont la superficie est inférieure à 9 m2». Et même des «chambres de moins de 4,5 m2» : il en restait 3 090 dans son patrimoine lorsque la Milos a fait son inspection en 2009. Elles seraient en cours de résorption. Les loyers pour une chambre meublée de 7 m2 vont jusqu’à 300 euros toutes charges comprises : chauffage, électricité, ménage… Les dérives de gestion ont pour toile de fond cette misère sociale. Petit inventaire du laisser-aller auquel a procédé Libération : on compte chez Adoma 300 logements de fonction dont beaucoup ne se justifient pas. Des anciens de la maison sont encore logés gratis. La société possède un parc de 235 voitures de fonction pas toutes indispensables. Il y a aussi 790 portables, dont certains affichent des consommations de plusieurs centaines d’euros. Le tout payé par les locataires des foyers.

 

En 2007, alors qu’il y avait beaucoup à faire pour la dignité des résidents, l’ancienne direction a créé une Fondation Adoma dont l’objet est de «promouvoir, soutenir, ou coordonner […] en France et dans les pays émergents ou en développement, des programmes ou projets d’intérêt général», indique la Milos. Adoma verse 100 000 euros par an à sa fondation pour ces projets. Mais «après dix-huit mois de fonctionnement», constatait en 2009 la Milos, il ressort que la fondation a fait «578 000 euros de dépenses de fonctionnement pour 142 000 euros de subvention versés». Tout cela va être arrêté et la déléguée générale va partir avec deux ans de salaire.

 

Mais un danger menace : la Société nationale immobilière (SNI), une société de HLM, filiale de la Caisse des dépôts, va apporter 25 millions d’euros pour le sauvetage d’Adoma. Elle met ainsi un pied dans la société. Or son président, André Yché, est un fanatique de la vente du logement social. Au point d’inonder l’Elysée de notes blanches préconisant la vente de 10% du parc HLM.

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 21:55

adoma-28-janv.jpg

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:02

 

                                                               

Communiqué

 

 

Stéphane PEU, Président de l’Office Public Plaine Commune Habitat (17 000 logements sur le territoire de Plaine Commune-93) et maire adjoint à l’Habitat de la ville de Saint Denis apporte son soutien aux salariés et à l’intersyndicale d’ADOMA.

 

Le Président de Plaine Commune Habitat dénonce le plan social d’ADOMA

 

L’annonce de réduction de 25% des effectifs (600 postes sur 2600) et de la vente de 10768 logements sur deux ans par la Direction d’ADOMA préfigure une grande braderie du secteur du logement et de l’hébergement spécifique que représente ADOMA avec son réseaux de foyers d’accueil des travailleurs migrants, de résidences sociales ou encore de logements intermédiaires entre l’hébergement et le logement social. Cette annonce intervient alors même que la Direction et la SNI, devenant actionnaire majoritaire en 2010, s’engageaient au contraire à ce qu’il n’y ait pas de plan social en avril 2010.

Il est difficile de penser que des coupes budgétaires et de personnels aussi importantes puissent être faîtes tout en maintenant une qualité de service identique, même en réalisant des économies d’échelles !

La vente de logements ou de foyers détenus par ADOMA n’est ni plus ni moins qu’un moyen de se débarrasser des problèmes de gestion et d’entretien afin de mieux les transférer à d’autres opérateurs. C’est un véritable désengagement de la structure qui s’opère à la faveur de logiques de rentabilité et de performance nuisibles aux plus démunis quand elles sont poussées à l’extrême.

 

Des perspectives inquiétantes pour le devenir des résidents et salariés d’ADOMA sur le territoire dionysien

 

Plus spécifiquement, le Président de Plaine Commune Habitat, également maire adjoint à l’Habitat de la ville de Saint Denis, s’inquiète des conséquences que l’annonce de plan social et de la vente de foyers fait peser sur les engagements pris par ADOMA pour le territoire et le devenir des résidents. Ainsi, ADOMA s’était notamment engagé à améliorer les conditions de vie des résidents des foyers de la ville en engageant un programme de réhabilitation et de construction d’un nouveau foyer - les problèmes de surpeuplement et d’insécurité étant devenu majeurs dans certaines des structures.

 

Le Président de Plaine Commune Habitat soutient l’appel à la grève générale lancé par l’intersyndicale le 28 mars prochain.

 

  

 Contacts :

Lucie GARRET, Communication – lgarret@plainecommunehabitat.fr – 01 48 13 62 22

Galla BRIDIER, collaboratrice de Stéphane PEU, gbridier@plainecommunehabitat.fr – 01 48 13 62 23



ADOMA-Billard.jpg

                         

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:44

greve adoma 28032011

greve adoma 280320112

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 23:05

IMG_1732.JPG

Voir diaporama en cliquant ci-après : link

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 18:32

 intersyndical ADOMA

Logement social : la dédicace d'un livre troublée par les syndicats

 

Le petit livre d'André Yché appelé " Logement, Habitat et Cohésion sociale : au-delà de la crise, quelle société voulons-nous pour demain ? " (Ed. Mollet) cache sous un titre sibyllin des théories qui font frémir les salariés d'Adoma, chargés tous les jours de loger des gens d'une très grande pauvreté : jeunes sans famille, femme seules avec enfants, demandeurs d'asiles, immigrés, très vieilles personnes sans ressources, etc. Ce petit livre, rédigé par le Pdg de la SNI, société filiale de la Caisse des dépôts et Consignations, qui vient d'augmenter sa participation sous forme d’avance au capital d’Adoma (1), a été dédicacé par son auteur, le 8 mars dernier dans un club pour congressistes, près de l'Etoile. Les invités étaient triés sur le volet, attirés par l'idée d'une dérégulation du logement social. L'atmosphère était feutrée, les portes closes et gardées. Ayant appris par hasard cet événement , l'Intersyndicale d'Adoma a décidé de déléguer sur place un de ses représentants pour demander la dédicace du plan social de l'entreprise supprimant par la vente 7881 logements pour 2011 + 2887 logements pour 2012 et les postes de 266 salariés en CDI + 195 CDD non renouvelés, + 200 départs par an non remplacés, tant elle estime faire les frais des théories développées par M.Yché dans son livre et mis en application par la nouvelle Direction d’Adoma issue de la SNI. (2)  . Acheté à prix bas et construit à grand coup d’aide publique, parfois vétuste mais bien situé au centre des villes, le parc social HLM vaut de l'or mais il coûte cher à entretenir d'autant qu'il faut le mettre aux normes. En contrepartie de la toute nouvelle liberté qu'André Yché réclame pour gérer ce parc, l'homme propose de décharger l'Etat et les collectivités de leurs actuelles obligations de subventions et d'équité vis-à-vis des plus démunis. Il veut se recentrer sur les marchés porteurs des jeunes travailleurs et étudiants et préfère se taire sur les marchés des gens insolvables. La plupart des gens présents dans l'assistance ont opiné lorsqu'il a fait remarquer que les ressources étatiques et celles des collectivités locales allaient se tarir et que sa solution était la seule qui restait. 

 

André Yché imagine dans son livre fédérer les plus gros bailleurs de HLM pour faire fléchir l'Etat et modifier les lois qui empêchent actuellement ces professionnels de devenir des super-marchands de biens en surfant sur les prix ultra-élevés de l'immobilier 

 

André Yché propose pour commencer de revendre chaque année 1% des logements HLM pour rénover le parc et emprunter afin d'acheter du nouveau foncier en contrepartie d'une liberté d'acheter et de vendre comme il l'entend les logements sociaux d'Adoma et de la SNI sur le marché de l'immobilier, actuellement en pleine bulle spéculative. Il propose d'accompagner cette politique d’une réduction des coûts de fonctionnement et de masse salariale.

 

Alexandre Tréhoux s'est présenté à la séance de dédicace comme représentant de l'intersyndicale Adoma. Il lui a demandé comment il arrivait à "conjuguer logement social, l’actionnariat des bailleurs sociaux, et les missions auprès des plus démunis". Celui-ci a botté en touche en disant qu'il faisait allusion à Adoma mais qu'"Adoma était un cas spécifique". Il lui a mis le plan social sous le nez en rappelant qu'il y avait des salariés derrière les chiffres. André Yché a interrompu la séance de dédicace prématurément et s’est éclipsé par une porte dérobée alors que les salariés criaient dehors " dédicacez-nous votre plan social, Monsieur Yché". Les manifestants ont été pris en photo par les renseignements généraux. Une vidéo de la scène est mise en ligne sur You tube, ci dessous vous trouverez le lien.



Jeudi prochain, 10 mars, les négociations sur l'accord mobilité / GPEC reprennent. L'intersyndicale a décidé de caler le calendrier de ces négociations sur l'obtention du rapport d'expertise commandé par le CE, pour avoir des éléments objectifs. Elle est convaincue que la direction d'Adoma/SNI va essayer de s'exonérer d'un plan social en traitant les départs sur la base du volontariat et de la mobilité, sans aucune garantie pour les salariés.

 

 

(1)* Groupe SNI et le 1% logement/Action logement ont fait une avance sous forme de prêt à Adoma 25 millions d’euros chacun rémunéré à 2% d’intérêts. Cette avance rémunérée à un taux supérieur au taux du livret A peut être récupéré par la SNI et le 1% logement ou se transformer en capital quand l’Etat les autorisera à devenir actionnaire majoritaire d’Adoma ! 

 

(2)* Ces propositions sont inspirées du libre blanc de l'UNPI (Union nationale des propriétaires immobiliers), sorte de Medef de l’immobilier. Elles ont été rendues publiques en 2008 et remises au Président Nicolas Sarkozy

  

COORDINATEUR INTERSYNDICALE Maamar CHABI Tél 06.11.52.76.07.

CE Secrétaire Driss BECHARI 06.23.76.22.57

 

COMMUNICATION: Alexandre TREHOUX 06.12.74.65.31 / Muriel LALLEMAND 06.14.25.45.21



 LA VIDEO SUR : 

http://www.youtube.com/user/IntersyndicaleAdoma 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 01:15

TIP

France, les maires deposent des arrêtés anti-expulsions, MARZO 2011

Les maires de Seine-Saint-Denis ont demandé au préfet le moratoire des expulsions

A la reprise des expulsions locatives en France, les 7 maires de Seine-Saint-Denis déposeront des arrêtés anti-expulsions locatives avec la conviction que cette bataille politique peut être gagnée sur la base du droit. Total soutien des associations et de l'Alliance Internationale des Habitants.

 

A la veille de la fin du plan hivernal et de la reprise des expulsions locatives, les maires de Seine-Saint-Denis tirent la sonnette d’alarme,

et vous invitent à une Conférence de presse

Lundi 14 mars 2011

à 10h30

à l’hôtel de Ville de Stains.

 

Dans un contexte de crise sans précédent tant sur le front du logement qu’en matière de fragilisation des ressources des ménages, la fin de la trêve des expulsions locatives risquent de renvoyer des milliers de personnes à la rue. D’autant que l’Etat a annoncé la baisse, pour 2011, des crédits disponibles pour la prise à partie. Ceux-ci sont réduits à 11 millions d’euros cette année contre 20 millions en 2010. Il est à craindre que cette réduction budgétaire n’encourage la Préfecture a multiplier le concours de la force.

 

En 2010, 6 368 familles ont été assignées devant le tribunal par leur bailleur pour retard de paiement de loyer. 70% d’entres elles n’ont bénéficié d’aucun accompagnement social. 2 268 familles ont effectivement été expulsées dont 1 685 manu militari. Au total, 7 684 dossiers sont en cours d’examen en préfecture dans le Département.

 

Pour éviter de telles catastrophes sociales, les 7 maires unis contre les expulsions locatives et soutenus par les associations, Michel Beaumale, maire de Stains ; Didier Paillard, maire de Saint-Denis ; Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen ; Catherine Peyge, maire de Bobigny ; Gilles Poux, maire de La Courneuve ; Carine Juste, maire de Villetaneuse et Didier Mignot, maire de Blanc-Mesnil appellent à la mise en place d’une action forte et immédiate de la part des pouvoirs publics.

 

Par ailleurs, ils déposeront de nouveau ensemble, des arrêtés anti-expulsions locatives avec la conviction que cette bataille politique peut être gagnée sur la base du droit

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:28
Appel pour une interdiction des coupures d’eau, d’électricité et de gaz toute l’année !

Le 13 janvier dernier, des parlementaires ont déposé un projet de loi visant l’interdiction des coupures d’électricité, de chauffage et de gaz durant la trêve hivernale, des expulsions locatives. Cette proposition va dans le bon sens, il faut qu’elle soit étendue à l’ensemble de l’année et intègre l’accès à l’eau. Il faut également que le dispositif tienne compte de la réalité du pouvoir d’achat des consommateurs.

 

Dans le cadre de la précarité énergétique, le bénéficiaire ne doit pas dépasser 604 euros de revenus par mois, alors que l’INSEE fixe le seuil de pauvreté à 950 euros.

 

C’est donc près de 8 millions de personnes qui restent sur le « bord du chemin ». Et ceci risque de s’accentuer avec les hausses de tarifs en cours dans le secteur.

 

L’énergie et l’eau sont non seulement indissociables pour assurer les besoins élémentaires de la vie quotidienne, mais également pour des raisons techniques. Il est, par exemple, impossible de faire fonctionner une chaudière à gaz sans eau ni électricité. Le droit à l’énergie, à l’eau comme le logement, font partie du droit à la dignité.

 

Ne laissons personne sur le côté !

 

Carte pétition: cliquez link

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 14:06

12 mars expul-copie-1

Cette année encore, le 15 mars sonne la fin de la trêve hivernale, la reprise des expulsions sans relogement, l’angoisse pour des dizaines de milliers de familles et de personnes d’être jetées dans la rue par la force et de sombrer dans l’exclusion… Chaque année, le gouvernement accélère un peu plus les procédures pour soutenir les bailleurs, chaque année, les expulsions sont toujours plus nombreuses : elles sont en hausse de 50% depuis 2002…

 

Les locataires et les accédant-e-s modestes sont accablé-e-s par la flambée des loyers, des charges, de l’énergie, de l’immobilier et du foncier, qui n’ont jamais été aussi chers dans notre pays. C’est un véritable racket : de plus en plus de jeunes, de salarié-e-s, de précaires, de mères isolées… doivent y consacrer plus de la moitié de leur salaire. Or la hausse des prix de l’énergie, de la santé ou des produits frais, conjugués à la montée du chômage, à la précarisation de l’emploi, à la faiblesse des revenus (allocations, salaires, retraites…) et au renforcement des inégalités, frappent déjà durement les couches populaires.

 

Du fait du désengagement financier de l’Etat, la production de logements sociaux reste à un niveau très faible, sans compter les démolitions et ventes imposées par le gouvernement. Par contre, il dépense 10 fois plus pour aider les riches contribuables à acquérir des logements et à les louer au prix fort. La marchandisation des logements sociaux est en cours. Les statuts locatifs sont attaqués et rognés sans cesse, avec la multiplication des statuts précaires. Celui des locataires HLM est désormais menacé.

 

Le gouvernement soutient la rente locative, les profits tirés de la spéculation immobilière et foncière au détriment du droit au logement. La loi Boutin a divisé par trois les délais d’expulsion. Les bailleurs, relayés par le rapport Attali, réclament un « assouplissement » des expulsions, c’est-à-dire une « accélération ».

 

La loi Hortefeux, (LOPPSI2) permet au Préfet d’expulser en 48h les occupant-e-s d’habitat « hors norme » (yourtes, cabanes, tentes, bidonvilles, caravanes, maisons sans permis, mobil home…), sans l’avis du juge, et de détruire leurs habitations. Environ 200 000 personnes sont concernées. Même les ménages reconnus prioritaires par loi DALO (Droit Au Logement Opposable) sont mis à la rue, alors que les Préfets doivent les loger.

 

L’INSEE le confirme, la crise du logement s’aggrave, faute de volonté réelle de faire une politique du logement pour tous. Un nombre croissant de locataires, d’occupant-e-s à statut précaires et d’accédant-e-s surendetté-e-s sont menacé-e-s, d’expulsion sans relogement, à partir du 15 mars, et le plus souvent sans hébergement, car les structures d’accueil sont saturées…

 

Dans ce contexte, nous exigeons :
-  Un moratoire sur les expulsions locatives ;
-  La baisse et la régulation des loyers dans le parc privé, des charges et de l’énergie ;
-  Le gel des loyers HLM et un soutien financier de l’Etat aux bailleurs sociaux ;
-  La revalorisation des aides au logement (APL, AL) ;
-  La taxation de la spéculation immobilière et foncière, pour rendre le logement accessible
-  Des financements pour produire massivement des logements sociaux (PLUS, PLAI) et la mise aux normes de qualité environnementales et énergétiques, le maintien de la ressource du livret A et la suppression de toutes les mesures de défiscalisation dans l’immobilier
-  L’obligation d’accueil digne et adapté de toute personne sans logis jusqu’à son relogement
-  Le respect de la loi DALO et l’application immédiate de la loi de réquisition
-  L’abrogation de toutes les mesures de marchandisation du logement social (CUS, ventes, démolition, privatisation des bailleurs sociaux…) et de toutes celles qui précarisent les habitant-e-s (loi Boutin, loi LOPPSI2, loi de finances 2011 …)

 

Signataires : CNL, CSF, DAL, AC !, ACDL, ADVOCACY, AITEC, APEIS, Attac France, Bagagérue, CAL, CdSl, CGT, COPAF, FSU, HALEM, Jeudi Noir, JOC, LDH, Les Enfants de Don Quichotte, MNCP, SNES, SNUP CDC, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Union Syndicale Solidaires …

 

Avec le soutien de : AL, ANECR, Les Alternatifs, EELV, NPA, PCF, PG, PS, USD…

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 12:16

12-mars-expul.jpg

cgt.JPG 

Intervention de la CGT lors de la réunion publique préparatoire du 1er mars

Bourse du Travail , Paris

   

L'envolée des décisions d'expulsion, la progression du mal-logement sont des facettes d'une crise du logement qui s'aggrave et s'amplifie.

 

Cette crise touche en premier les personnes les plus fragilisées mais s'étend aussi chez les salariés, et pas seulement les plus précaires.

L'accès et le maintien au logement, sont indissociables de l'emploi et du revenu. La faiblesse des salaires et des pensions, le coût des dépenses incompressibles qui ne cessent d’augmenter, l'envol du niveau des prix de l'immobilier et des loyers rendent de plus en plus difficile la possibilité pour les salariés de se maintenir dans leur logement, d'en changer ou de pouvoir y accéder.

 

Le logement est un droit fondamental, un besoin essentiel pour tous. A le considérer comme une marchandise, le gouvernement soucieux des intérêts du capital, pousse les prix immobiliers et les loyers à la hausse. Prétextant les vertus de la discipline budgétaire et se plaçant sous le dogme de la réduction des déficits publics, il réduit la capacité globale de production des logements locatifs sociaux. Il se désengage de sa responsabilité en faisant porter la charge sur les collectivités locales et Action Logement. Enfin, il mystifie le pays en voulant faire croire que l’accession à la propriété généralisée est LA réponse à la crise du logement en France qui s'étend à de plus en plus de territoires. Un chiffre en atteste, près de 1 500 000 demandes de logement HLM sont non satisfaites.

 

Les politiques publiques ont favorisé les projets immobiliers à la fois spéculatifs et mal placés, alors que l’État réduit son soutien au logement social . Entre 2000 et 2008, l'effort de l’État pour le logement social a reculé de 0, 25 point de produit intérieur brut (PIB). Parmi les coupes, ce sont surtout les « aides à la pierre », c'est à dire les subventions aux organismes HLM pour la construction d'immeubles qui ont été visées, elles sont passées de 716 millions d'euros en 2009 à 270 en 2011.

 

Après avoir satisfait à l’appétit des banques avec la banalisation en 2008, l’État propose désormais de réduire la part centralisée auprès de la CDC des fonds collectés par les banques au titre du livret A à hauteur de 65 % au lieu de 70 % . Les fonds centralisés seraient ainsi maintenus à hauteur de 160 milliards, soit la même enveloppe qu'en 2008  Le décret définitif doit être pris avant le 30 septembre 2011. Cela va encore aggraver la crise du logement en diminuant la ressource disponible pour le logement social et la bonification des prêt s alors que différents rapports ont mis en avant un besoin allant croissant des ressources centralisées pour accompagner l'offre de logements.

 

La loi de finances 2011 a accentué la ponction sur les HLM. Les 245 millions prélevés  vont se traduire globalement par moins 60 000 logements construits  sur 3 ans et en terme d'emploi , par un manque 30 000 emplois /an .

 

De par la captation de ses ressources « le 1% logement » , non seulement, ne bénéficie plus aux salariés mais sont mis en péril un nombre croissant  d'organismes collecteurs. 5 CIL prévoient d'être en déficit comptable en 2010. Plus d'une quinzaine de CIL pourraient l'être en 2011. Au global, le cumul des résultats de l'ensemble des CIL, tout juste à l'équilibre en 2010, pourrait devenir déficitaire en 2011 de 20M€ à comparer à un excédent de 70 M€ en 2008.

 

La France des propriétaires, chère à Sarkozy et à la pensée libérale, ne répond pas aux besoins sociaux mais constitue également un leurre. Le nombre d'accédants à la propriété n'a que très peu varié et le prêt à taux zéro ne bénéficie de fait qu'aux ménages les plus aisées et coute à l’État.

 

De manière décomplexée, André Yché, patron du principal pôle public de HLM  et qui a les oreilles de l’Élysée, propose dans son ouvrage que les organismes de logement HLM doivent cesser d'assumer leurs missions sociales pour devenir des "gestionnaires de portefeuilles d'actifs immobiliers", soit ; constructeurs, vendeurs, syndics, gestionnaires de copropriétés. Ils ne doivent pas hésiter à se lancer dans des spéculations foncières et immobilières et empocher au passage de formidables plus-values, à chaque fois que cela est possible.

 

Plus que jamais, la mobilisation est nécessaire pour promouvoir un logement social, de qualité énergétique et environnementale, accessible à tous.

 

N'oublions pas aussi que le logement social soutien l'économie du pays, sous forme d'investissement et d'emplois, autant au moins que ne le font les activités financées par des prêts bancaires.

 

Les emplois d'intérêt général, ce sont bien des emplois de l'économie réelle, de plus, non délocalisables  !

 

1 000 000 de logements à produire, c'est en corollaire des centaines de milliers d'emplois qualifiés pour  satisfaire à un besoin de constructions conformes aux normes actuelles en matière de développement durable et qui sont autant de réponses à la montée du chômage.

 

Pour la CGT, le 12 mars constitue une étape d'un puissant mouvement social à créer, en convergence et dans le respect des identités des associations, des organisations syndicales, des partis politiques. Comme chacun, la CGT a sa propre réflexion, ses propres propositions mais porte résolument les propositions communes de l'appel à manifester.

 

Les organisations de la CGT sont décidées à s'engager pour faire du Logement un droit, un véritable droit pour tous. Au delà du 12 mars, nous participerons et favoriserons le rassemblement le plus large possible pour y parvenir.

 

                                              

   Fabrice ANGEI

   Membre de la Direction Confédérale

   en charge des questions du Logement

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 01:10

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 01:07

2-Mars-2011-Plan-urgence-logt 0730Malgré le froid et le vent, le rassemblement pour un plan d'Urgence Logement dans le Val d'Oise organisé par le Collectif Logement du 95 a été un succès.

 

De nombreuses villes du département présentes, élus, associations, syndicats, organisations..... ainsi que des demandeurs de logement.

 

Après un démarrage en fanfarre, de nombreux témoignage sur les situations du mal logement dans notre département, des interventions de la diversité des organisateurs de cette initiative (élus, associations, syndicats). Voir le diaporama en cliquant ci après: 2 Mars 2011 Plan-urgence logement Val d'Oise 2 Mars 2011 Plan-urgence logement Val d'Oise

 

Voir reportage sur VO News: link

 

Pique nique et après a eu lieu le procès de la Loi Boutin. Au travers du théâtre forum il a été dénonce le désengagement de l'état, les villes hors la loi qui refuse de construire au moins 20% de logement sociaux.... Ce procès a été illustré de nombreuses tranches de vie de ceux qui sont touchés par le mal logement.

 

Une délégation a été reçue en Préfecture pour exiger que le Préfet mette en place un plan d'urgence et agisse pour obtenir les financements.

 

Voir ci après l'intervention de la CGT lors de ce rassemblement.

 


 

Intervention CGT sur le LOGEMENT dans le Val d’Oise

Rassemblement 2 Mars 2011 à la Préfecture

  

La situation du logement est catastrophique pour tous :

les personnes sans domicile fixe, mal logées, en situation de sur occupation, l’habitat insalubre mais aussi l’accès au logement des jeunes, des étudiants…. Jusqu’aux classes moyennes qui (avec la loi Boutin) sont exclus du parc social  sans pouvoir accéder à la propriété où se loger dans le parc privé.

 

Se sont dans le Val d’Oise :

 

-         + de 30 000 demandeurs recensés selon la préfecture (chiffre bien en deçà de la réalité)

-         11 000 familles qui remplissent les conditions de publics prioritaires dans le cadre de la loi du Droit Au logement Opposable.

-         3 000  personnes sans domicile fixe

-         20 000 logements considérés comme potentiellement indignes

 

Derrière ces chiffres, il y a de nombreuses vies brisées : des hommes, des femmes, des enfants qui vivent dans des conditions indignes.

Comment trouver un emploi, étudier, vivre tout simplement sans avoir de logement ?

 

Les temps de transport domicile travail / université (écoles…) sont de plus en plus longs et onéreux…

 

Face à cette situation :

 

-         25 Villes sont « hors la loi » SRU imposant d’avoir au minimum 20% de logements sociaux.

-         60% du parc locatif social se concentrent sur 13 des 185 communes du Val d’Oise

-         Sans parler du nom respect de la loi Besson concernant l’obligation de construire des aires pour les gens du voyage.

 

Alors qu’il faudrait construire 7 000 logements par an, le Val d’Oise n’en produit que 4 000 dont seulement 30% de logements sociaux.

 

Dans ces conditions, la loi DALO ne fait que réorganiser la file d’attente des demandeurs.

 

Et pour ceux qui ont un logement, ils doivent faire face à :

 

-         la flambée des loyers

-         la baisse des aides au logement

-         le surendettement pour les propriétaires

  

Cette situation est bien le fruit du désengagement de l’Etat en matière de politique du logement.

Le budget ne cesse de diminuer, à tel point qu’il passera dans les 3 prochaines années de 630 millions à 60 millions en 2013.

 

Dans le même temps :

 

-         le Livret A (épargne populaire dédié au financement du logement social) est donné aux banques et détourné de fait de sa vocation 1ère.

-         Les cotisations des salariés, dans le cadre du 1% logement, sont détournées pour compenser le désengagement de l’Etat et ce, au détriment de la construction de logement.

-         L’Etat fait 360 millions de cadeaux fiscaux aux riches investisseurs

-         Le logement privé est 2 fois plus aidé que le logement social.

 

 Face à cette situation, la CGT appelle 

 

A un large rassemblement pour mettre en œuvre un plan d’urgence logement sur le 95 et ailleurs, cela passe entre autre par:

-         le financement et la construction dans notre département de 7 000 logements par an qui soient accessibles à tous

-         l’application de la loi SRU imposant 20% de logements sociaux sur chaque ville

-         le blocage des loyers

-         l'arrêt de la spoliation par l'Etat des cotisations du 1% logement et un meilleur contrôle par les salariés et leurs représentants syndicaux de l'utilisation des fonds collectés dans les entreprises

-         aucune expulsion sans relogement

 

Le logement n'est pas une simple marchandise, comme l'éducation, la santé.... cela nécessite la création d’un véritable Service Public de l’Habitat pour assurer le droit au logement pour tous et où les locataires sont considérés comme de véritables acteurs dans les choix et décisions.

 

La CGT appelle également, avec de nombreuses organisations, à participer massivement à la manifestation du Samedi 12 mars 2011 contre les expulsions locatives, le logement cher et pour la production massive de logements sociaux.

 

RDV à 14H00 place de la République direction Pont Neuf.

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 18:01

Le Collectif des Mal Logés en Colère manifeste aujourd’hui au siège social de la Société Nationale Immobilière, premier bailleur social en France : la SNI est l’opérateur public numéro 1 du logement social, l’outil à travers lequel une politique permettant le relogement de tous peut s’exercer ou non.

Au moment où le nombre de demandeurs de logement social atteint des plafonds record, au plus haut niveau de la SNI, pourtant, le président du directoire ne propose rien  de moins que la vente de 10% du parc HLM.

Au moment, où de fait, les locataires de logement social sont quasiment les seuls à échapper à la précarité du logement, André Yché, le président du directoire de la SNI remet en cause dans des notes de travail transmises à Benoist Apparu, cette stabilité protectrice , et
s’attaque au principe du « bail à vie » pour les habitants des HLM.

Son raisonnement est simple : le secteur HLM serait beaucoup plus efficace s’il adoptait le fonctionnement du secteur privé. Mais plus efficace pour qui ? Pas pour la majorité de la population qui subit aujourd’hui le fonctionnement du marché privé du logement.

Les personnes aux revenus modestes et moyens ne peuvent plus louer, à cause de la spéculation immobilière qui fait monter les loyers, suscite des congés pour vente, permet aux propriétaires de proposer des baux de plus en plus précaires à ceux qui n’ont pas le choix, à
cause de la pénurie de logement social.

Elles ne peuvent pas non plus devenir propriétaires : l’accession « sociale » à la propriété est avant tout un endettement massif, et 75 000 ménages ont dû récemment revendre leur bien à perte, faute de pouvoir honorer les traites. Selon un article des Echos , aujourd’hui, avec la même somme d’argent, une personne ne peut acheter qu’un bien deux fois plus petit qu’il y a dix ans.

Voilà le résultat obtenu par le secteur privé en matière de logement : on ne voit pas où est le modèle qu’il faudrait suivre pour le logement social….

Certes les propositions de Andre Yché, qu’il résume dans un livre récemment sorti n’ont rien d’original : la vente des HLM, la réduction maximum du nombre de logements sociaux, tout cela est aussi prôné par l’Union Nationale des Propriétaires Immobiliers. Mais André Yche est
le président du premier bailleur social français, et ses « propositions » à Benoist Apparu, publiées par Mediapart sont assorties d’une offre de services : que la SNI devienne la société qui appliquera ces mesures. De fait, la SNI, ces dernières années a entamé cette mutation, en achetant des logements dans les beaux quartiers notamment à Boulogne, non pas pour en faire des logements HLM dans une ville qui en manque, mais des appartements prestigieux revendus aux prix du marché privé.

La SNI est également opératrice pour l’Etat en ce qui concerne certains parcs immobiliers publics, notamment les bâtiments de La Défense du quartier Balard, qui seront désaffectés entre 2012 et 2014. Et Andre Yche lorsqu’il propose la vente de ces bâtiments au privé,
évoque une éventuelle transformation en logements sociaux comme un « risque économique ».

Demandeurs de logement sociaux, nous n’avons pas la même notion du « risque économique » : le risque que nous voyons, nous, c’est celui de la destruction du logement social, et de voir s’évanouir la seule solution à nos problèmes de mal-logement.

Mal logés en lutte, nous sommes venus dire à la direction de la SNI, que nous ne laisserons pas faire.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:00

intersyndical-ADOMA.jpg

 

Paris le 02 mars 2011
De/ INTERSYNDICALE ADOMA
A/ AGENCE FRANCE PRESSE (AFP)
OBJET/ communiqué de presse intersyndicale Adoma


Le comité d’entreprise d’Adoma (société d’économie mixte spécialiste du logement des plus démunis) s’est réuni ce jour le 2 mars 2011 à la demande de la direction pour examiner le plus vaste projet de restructuration du logement des plus faibles.
 

Le comité d’entreprise a refusé la précipitation de la direction qui voulait mettre en oeuvre ce plan dans les plus brefs délais. Il a obtenu la nomination du cabinet SYNDEX pour accompagner les élus et l’intersyndicale dans l’expertise du plan de restructuration décidé par les directions d’Adoma et du groupe SNI filiales de la caisse des dépôts et consignations.
Les graves enjeux liés à ce vaste plan de réorganisation dont la première conséquence est la suppression de plus de 260 emplois -tous métiers confondus- ainsi que la vente et le désengagement de plus de 6300 logements.

 


Cette première phase entre dans un vaste schéma de restructuration du logement social voulu par la filiale de la caisse des dépôts et consignations le groupe SNI dirigé par le général Yché de toute l’activité du logement social et très social au niveau national (cf.livre blanc de M.Yché) Président du groupe SNI.

  


La Direction d’Adoma sous le pilotage de la SNI ( M. DUCOL directeur des ressources humaines de la SNI a été détaché à Adoma pour piloter le plan social) ouvre des négociations avec les organisations syndicales et le comité d’entreprise.

 


Le CE en accord avec l’intersyndicale, soucieux de préserver les intérêts des salariés, tant ceux qui pourraient être licenciés que ceux qui resteront, s’est adjoint le conseil de Maitre Alexandra SOUMEIRA avocate qui défend les salariés dans le cadre des licenciements économiques.

 


Ce jour, une délégation de l’intersyndicale a rencontré l’inspectrice du travail afin de lui faire part de la grave situation à adoma et d’analyser avec elle les actions réglementaires à mener.
L’adossement d’Adoma au groupe SNI filiale de la Caisse des dépôts et consignation est la première phase qui conduira à terme à la dilution d’adoma dans le groupe.

Cette opération voulue par M. YCHE, Président du groupe SNI n’obéît en rien à des raisons misanthropes, mais vise à s’accaparer le potentiel foncier d’Adoma qui manque cruellement à la SNI. La direction d’Adoma confirme cela ce jour dans son plan de réorganisation qui prévoit la cession de toutes les surfaces disponibles constructibles.

 


L’intersyndicale indique à la direction qu’elle s’opposera à tout plan visant le démantèlement de l’entreprise Adoma et de ses missions sociales.


Afin de faire entendre la voix des plus démunis, l’intersyndicale n’exclut aucunement des actions visant à sensibiliser les pouvoirs publics, les institutionnels, les forces vives, et les usagers et résidants d’Adoma et ceux du logement très social.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 09:57

Les actions se mutiplient contre l'archarnement de la Direction d'Habitat du Nord contre la déléguée syndicale.

 

APPEL A LA SOLIDARITE

Consulter le site: http://cgthabitatdunord.unblog.fr/

Signer la pétition: link

 

041.jpg

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:15

habitat-du-Nord-copie-1.jpgCOMMUNIQUE DE PRESSE

CGT SA D’HLM - GROUPE HABITAT DU NORD

 

Jessica WATTIEZ, Déléguée Syndicale CGT, avertit qu’elle entamera une GREVE de la FAIM, pour une durée indéterminée et avec refus de soins le 1er mars 2011 si à cette date la SA HABITAT DU NORD et le Président du Directoire n’ont pas fait lever leur plainte contre cette dernière.

 De plus, elle exerce une fonction classifiée 2 coefficients au dessus du sien (celui de sa fiche de paie) depuis mai 2009 (classée G1 pour un emploi estimé G3), mais on tarde à régulariser sa situation… Par le passé, alors à temps partiel, lorsqu’elle réclamait un temps plein, on embauchait des intérimaires ! Et pour conclure, on lui a reproché ses absences pour délégation syndicale justifiant une mauvaise notation annuelle, quand on n'a pas oublié de la noter parce qu’elle était en arrêt pour accident de trajet… Cependant, aujourd’hui, Madame WATTIEZ est mise en examen pour diffamation suite à une plainte déposée conjointement par la SA HABITAT DU NORD et par le Président du Directoire.

Pourquoi une grève de la faim ?

 

 Après de longs mois de combat, notre Déléguée Syndicale a dénoncé une suspicion de faits de souffrance au travail perpétrés dans son entreprise, au Président du Conseil de Surveillance, ainsi qu’à quelques autres destinataires. Dans la tourmente des dernières attaques subies, elle a malencontreusement invité les destinataires à consulter un site internet évoquant certains sujets d’ordre privé de son dirigeant.

 

 

Elle s’en est excusée publiquement par voie de communiqué.

Une procédure de licenciement a été engagée, avec avis favorable et à l’unanimité des élus CE (sans étiquette / FO). Une mise à pied à titre disciplinaire lui a été infligée pour une durée d’une semaine, (donc sans salaire au prorata).

Elle a donc été « punie ».

 

 

  

On veut la briser !

Jessica WATTIEZ exige que soit abandonnée cette plainte par les deux plaignants ainsi que les poursuites à son encontre. Si elle est toujours poursuivie et « en examen » au 1er mars 2011, elle mettra en œuvre une grève de la faim illimitée, en continuant à exercer sa fonction au sein de son entreprise, ainsi que ses mandats syndicaux.

 

Merci de lui manifester votre soutien en signant la pétition sur le site « mes opinions.com » http://www.mesopinions.com/CGT-Habitat-Du-Nord---Greve-de-la-faim-petition-petitions-778c1dae1a96bb2c896f166792ee902f.html

http://cgthabitatdunord.unblog.fr/

Cgt-hdn@laposte.net

Tél: 06.23.51.77.95 03.27.64.64.50

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 23:59

Voir le PV de désaccord en cliquant ci après: link

 

NAO-OPH-Bagnolet-copie-1.jpg

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 09:23

fin-fes-HLM.jpg

 

Indignation du Mouvement Hlm face à la ponction annoncée de l’Etat : l'Union sociale pour l'habitat de Bourgogne lance une campagne dans la presse quotidienne régionale
 

 


La fin des Hlm ? Telle est la question que pose l’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne à travers une campagne dans la presse quotidienne régionale composée de deux volets. Ainsi, cette semaine, les locataires expriment leur vision du logement social ainsi que leurs attentes vis-à-vis des bailleurs. La semaine prochaine, élus et entrepreneurs témoigneront de l’importance du logement social pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui se posent aux territoires.

Avec cette opération, l’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne réagit aux mesures annoncées pour 2011 par le Gouvernement qui mettent en péril les politiques de développement et de modernisation du parc social Hlm portées par les organismes. Baisse drastique des aides à la pierre accordées par l’Etat qui passeront de 650 à 500 millions d’euros et prélèvement de 340 millions d’euros sur les organismes Hlm par le biais d’une taxe représentant 2,5% des loyers perçus sur les logements de plus de 15 ans : le logement social est condamné à une double peine à laquelle il faut encore ajouter le projet de plafonner les hausses de loyer de manière uniforme.

Avec ces mesures, le Gouvernement met durablement en cause la poursuite des actions engagées par le Mouvement Hlm pour offrir un logement de qualité, neuf ou réhabilité, aux concitoyens les plus modestes. Au niveau national, la construction de 20 000 logements par an est remise en cause. En Bourgogne, comme dans les autres régions, c’est une diminution inquiétante des moyens consacrés à la politique de développement et de rénovation du parc ainsi que de ceux consacrés à la qualité de service auprès des locataires et à la politique sociale.

En effet, le dispositif global envisagé par le Gouvernement représenterait, pour la région, une perte de plus de 10 millions d’euros pour 2011,
soit 100 millions de travaux en moins, 750 logements neufs ou 3 600 logements rénovés en moins et près de 1 500 emplois menacés dans le bâtiment.

Cette campagne de presse relaie ainsi la ferme opposition de l’Union sociale pour l’habitat et des organismes Hlm de Bourgogne à ces mesures qui sonnent le glas d’un modèle fondé sur le rôle redistributif d’un Etat garant de la solidarité nationale et le remplacent par un modèle injuste et inégalitaire basé sur le financement des aides au logement par les ménages les plus modestes.

Découvrez la campagne :

Cette semaine dans la presse quotidienne régionale : des mesures injustes pour les 100 000 familles logées dans le parc social de Bourgogne
La semaine prochaine : la parole aux élus et entrepreneurs

Contact presse : Nelly Haudegand - Direction de la Communication - Tél. : 01 40 75 79 42


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Service Public du logement

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