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Bienvenue

 
Dessin de Pierre Corneloup

Bonjour,
Vous avez ouvert les fenêtres et vous avez donc poussé la porte pour entrer dans votre espace "logement social".
Vous allez découvrir que notre "habitat" est composé de plusieurs pièces :
- Une pour les ESH et Coopératives,
- Une pour les OPH,
- Une pour les 2 dernières années de référence qui vous serviront pour parcourir toute notre actualité comme les différents réunions et comptes-rendus qui y sont faits, nos tracts, les textes de loi (ordonnances, décrets, circulaires, etc.), informations diverses et diverses réflexions et propositions faites aussi par notre collectif logement.

Une chose importante : si vous avez des suggestions, des idées et des propositions à nous faire, surtout, n’hésitez pas, envoyez-nous un mail à l'adresse suivante: cgt.logement@free.fr.


Nous vous invitons à vous inscrire à la newsletter comme cela vous serez informé chaque fois qu'un nouvelle article sera mis sur le blog.

Maintenant, votre visite peut commencer... A bientôt.

21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 22:50

cgt territoriaux AB Habitat 

               Lettre ouverte à Monsieur Philippe DOUCET

      Député du Val d’Oise

 

 

 

 

Argenteuil le 18 Juillet 2014

 

Monsieur le Député,

 

Depuis quelques jours, le débat parlementaire sur la réforme territoriale a commencé en procédure d'urgence à l'Assemblée Nationale, c'est-à-dire avec une seule lecture à l'Assemblée Nationale ! Ce débat doit s’achever le 23 juillet prochain.

Nous vous adressons ce courrier pour, d'une part vous rappeler les raisons qui nous font lutter contre ce projet de loi et agir pour d'autres orientations, et d'autre part, vous solliciter pour connaître votre position. Le vote des parlementaires sera déterminant pour l'avenir du service public de proximité, pour la démocratie et pour la République.

Ce projet consiste pour l'essentiel à remettre en cause la clause générale de compétence, à accélérer la suppression des départements, en particulier ceux situés dans les grandes aires métropolitaines (à l'exemple de la métropole Lyonnaise qui fait disparaître une partie du département du Rhône}, et à faire évoluer le nombre de régions en les faisant passer de 22 à 13. Les régions se verraient en outre déléguer par l'Etat un pouvoir réglementaire.

Sur Argenteuil Bezons le nouveau Maire veut quitter la communauté d’agglomération sous prétexte qu’il ne s’entend pas avec vous en qualité de Président de la Communauté d’agglomération. De votre coté vous avez voté un plaidoyer intitulé « Oui à la Métropole du grand Paris ». Vous vous êtes également prononcé pour qu’Argenteuil rejoigne la Métropole du Grand Paris après consultation des habitants. Notre syndicat reste opposé à la métropole du Grand Paris privant les habitants et les élus locaux des pouvoir agir sur leur ville. Par ailleurs cela aurait pour conséquence l’éclatement de notre Office AB-Habitat étant donné l’opposition du Maire de Bezons de rejoindre la Métropole.

La CGT rejette cette conception de l'organisation territoriale qui porte atteinte aux valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité de la République et plus particulièrement aux principes fondateurs de la République décentralisée :

-  Proximité ;

-  Libre administration ;

-  Autonomie financière ;

-  Solidarité ;

-  Cohérence nationale ;

-  Egalité de traitement.

 

Sur les dispositions relatives aux agents, si la CGT prend acte de quelques évolutions positives sur certains droits des agents qui seraient transférés, elle attire l'attention sur les difficultés de mise en œuvre de ces mesures, faute de mise en place de dispositifs contraignants à l'égard des exécutifs locaux qui ne respecteraient pas la loi. Elle réaffirme la nécessité d'une obligation d'alignement par le haut des conditions d'emploi des agents transférés dans une autre collectivité.

Pour la CGT, le gouvernement actuel, comme le précédent, ne répond pas à l'ambition d'une organisation territoriale sociale et démocratique. L'austérité budgétaire et financière dans laquelle s'inscrit cette réforme, signe le désengagement sans précédent de l'Etat par une réduction des dotations aux collectivités locales de 11 milliards d'euros entre 2014 et 2017 à travers le pacte de responsabilité.

Il s'agit pour la CGT d'un « pacte d'irresponsabilité  », au détriment de l'emploi, du service public, de l'égalité territoriale et sociale, de l'intérêt général.

Au-delà du contexte financier, l'absence de démocratie dans la conduite des différentes réformes est insupportable.

L'organisation territoriale de la République doit faire l'objet d'information auprès des citoyens et d'un débat contradictoire, préalable à la consultation des électeurs.

La CGT considère que les ressources existent pour opérer d'autres choix :

-  Annuler les baisses des taxes accordées depuis plus de 10 ans aux grandes entreprises et aux plus riches, ce qui se traduirait par 100 milliards de plus chaque année dans les caisses de l'Etat.

-  Réhabiliter pleinement la progressivité de l'impôt sur le revenu ;

-  Faire de la fiscalité des entreprises un moteur pour l'économie et le progrès social ;

-  Traquer la fraude fiscale y compris en luttant contre les paradis fiscaux ;

-  Interdire aux banques de spéculer avec l'argent des ménages ;

-  Créer un pôle financier public assurant notamment le financement de l'investissement des collectivités locales.

D'autres choix existent également pour améliorer l'efficacité du service public  au service de l'ensemble de la population, encore faut-il vouloir en débattre et tenir compte de l'expression de tous (élus, associations, syndicats et au-delà l'ensemble de la population).

Les départements et en particulier les départements ruraux, répondent à une nécessité pour les populations les plus fragiles. Avec ce projet de loi, si vous l'approuvez, c'est le service public équitable pour tous et de proximité, quel que soit le territoire, qui est remis en cause.

Votre vote sera pour nous un indicateur de votre volonté de défendre des valeurs fondamentales pour les populations. Il engage votre responsabilité au regard de ses conséquences sur la population et notamment les habitants de votre circonscription.

Nous ne manquerons pas de faire connaître vos positions auprès des salariés et citoyens de notre secteur.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l'expression de nos salutations distinguées.

 

Les syndicats C.G.T.

des territoriaux de la Ville d'Argenteuil

et de l'OPH AB-Habitat

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 09:38

Gel de la valeur du point d’indice : Pour la fonction publique et ses agents, il faut d’autres réponses

Des responsables des organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FA-FP, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique dénoncent le gel de la valeur du point d’indice et demandent au gouvernement de prendre des mesures d’urgence« dans l’intérêt du service public et dans celui des personnels qui le rendent »

.

_ Tribune du 2 juillet 2014

Depuis maintenant quatre années, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FAFP, FSU, Solidaires et UNSA de la Fonction publique dénoncent le gel de la valeur du point d’indice. Mais le premier ministre s’obstine à confirmer la politique d’austérité salariale pour les agents de la Fonction publique en envisageant de maintenir ce gel jusqu’en 2017.

En matière d’emploi, les orientations prises ne permettent ni de faire face à la précarité qui perdure (près d’un million d’agents sont des agents contractuels) ni de résorber les sous-effectifs qui existent et s’aggravent dans de nombreux secteurs.

La Fonction publique et tous les personnels qui y travaillent jouent un rôle essentiel pour l’égal accès aux droits de toutes et tous et pour la réponse aux besoins de l’ensemble de la population. Mais c’est également vrai pour l’activité économique pour laquelle les missions de service public sont un atout incontournable.

La poursuite du gel de la valeur du point est inacceptable car elle accentue encore la perte du pouvoir d’achat que subissent les personnels de la Fonction publique et qui est aujourd’hui unanimement reconnue.

Ces pertes de pouvoir d’achat, par leur impact négatif sur la consommation de millions d’agents, ne sont pas non plus sans effet sur la relance de la croissance.

Les restrictions budgétaires, les baisses d’effectifs et la précarité qui pèsent directement sur les conditions de travail, le manque d’attractivité lié notamment à l’absence de revalorisation salariale sont autant d’éléments de nature à altérer la qualité du service public rendu aux citoyens.

Suite à la journée d’action unitaire du 15 mai dernier, le gouvernement a dû reconnaitre la réalité du problème salarial dans la Fonction publique. Mais, à notre grand regret, sa réponse très partielle sur le pouvoir d’achat n’est pas la mesure générale attendue et indispensable et n’apporte aucun élément nouveau sur l’emploi.

C’est pourquoi nos organisations exigent des emplois statutaires de qualité pour répondre à l’ensemble des missions et des garanties accrues pour les agents contractuels ;

Elles continuent d’exiger la tenue d’un rendez-vous salarial qui mette fin au gel du point d’indice et débouche sur une revalorisation immédiate de sa valeur ;

Elles réclament la refonte de la grille indiciaire pour une meilleure reconnaissance des compétences et des qualifications, l’intégration d’une large partie des primes dans le traitement indiciaire et des mesures fortes pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Ces enjeux sont cruciaux pour les 5 millions d’agents de la Fonction publique concernés. Ils le sont aussi pour toute la population sur l’ensemble du territoire. La Fonction publique est un atout majeur dans la période pour notre société, sa cohésion et son avenir.

C’est ce que nous demandons au gouvernement d’entendre de toute urgence.

Et c’est ce pourquoi nous continuerons d’agir ensemble pour que les réponses adaptées soient apportées dans l’intérêt du service public et dans celui des personnels qui le rendent.

 

Brigitte Jumel, secrétaire générale de la CFDT Fonction publique 
Denis Lefebvre, président de la CFTC-FAE 
Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique 
Bruno Collignon, président de la FA-FP 
Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU 
Denis Turber Delof, secrétair général de Solidaires Fonction publique 
Guy Barbier, secrétaire général de l’UNSA Fonction publique

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 20:45

Grand Paris | Pétition pour exiger l’abrogation de la loi de métropolisation

Non à la création de la Métropole du Grand Paris

Malgré l’opposition de la CGT ainsi que d’autres forces syndicales, politiques, d’associations d’élus, la loi dite « de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles » a été définitivement adoptée le 27 janvier 2014.

Loin de faire les gros titres des médias et dans la plus grande discrétion, les citoyens ont été maintenus éloignés des informations sur le contenu de cette loi qui aura pourtant des conséquences très lourdes pour le service public !

Cette loi prévoit entre autres, à partir du 1er janvier 2016 pour la petite couronne parisienne, la disparition des intercommunalités et des départements 92-93-94. La refonte complète des compétences de plusieurs collectivités et d’intercommunalités, à l’intérieur de la métropole GRAND PARIS est entreprise alors qu’aucun bilan sérieux sur les précédentes phases de décentralisation n’a été établi.

Pourtant, la métropolisation comporte des risques comme la désertification de certaines parties du territoire, l’inégalité de traitement entre usagers selon les régions, les mises en concurrence entre collectivités et de grandes incertitudes pour les personnels.

En effet, cette loi développe la mutualisation de moyens entre collectivités, avec l’objectif avoué de rationaliser les moyens dans un contexte de baisse drastique des budgets publics !

Cette instabilité en termes d’organisation des services et de conditions d’emploi pour les personnels représente un nouveau recul de la qualité du service public !

La coordination régionale CGT de la Fédération des Services Publics et les signataires rejettent cette conception négative de la mutualisation, synonyme de dégradation de la qualité du service public et des conditions de travail et d’emploi des agents.

- L’abrogation de la loi de métropolisation qui impactera inévitablement l’organisation démocratique de la république ; 
- Le maintien et le développement du service et de l’emploi public, pour la satisfaction des besoins des usagers. 
- Un financement pérenne et solidaire des collectivités locales et de leurs services publics. 
- Le maintien et le développement des droits et garanties collectifs et individuels des personnels territoriaux.

Télécharger la pétition au format PDF :

PDF - 508.2 ko
Pétition CFR pour exiger l’abrogation de la loi de métropolisation
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:22

Motion du Comité d'Entreprise d'AB-Habitat présenté au Conseil d'Administration du 26/06/2014

 

Pour la défense des intérêts des habitants

d’Argenteuil-Bezons

Pour la préservation d’un Service public de proximité

 

Le Comité d’Entreprise d’AB-Habitat tient à interpeller les élus issus des élections aux Conseils municipaux et du Conseil Communautaire d’Argenteuil-Bezons pour mettre un terme aux incompatibilités d’humeur sur fond de rancœur et de vengeance qui ont pris une tournure préoccupante.   

Les divergences politiques et les  personnalités opposées entre le nouveau Maire d’Argenteuil et le Président de la Communauté d’Agglomération dont la légitimité démocratique de chacun d’eux ne saurait être remise en cause, n’interdisent pas le dialogue et la recherche de solutions, dans l’intérêt du territoire et des habitants.

Cette situation pénalise le fonctionnement et à terme, le développement des services publics dans nos villes et fait courir un danger certain à notre Office Public de l’Habitat dont le rôle et l’utilité ne sont plus à démontrer sur un territoire qui le nécessite.

Le Maire d'Argenteuil a annoncé, dans la précipitation et sans concertation, son intention de sortir de la Communauté d'Agglomération Argenteuil Bezons et de rejoindre la Communauté du Parisis sans même savoir si celle-ci accepterait d'accueillir la Ville d'Argenteuil. Parmi les autres pistes il évoque la possibilité de rejoindre une des communautés d'agglomération des Hauts de Seines alors que celles-ci vont être absorbées dans la Métropole du Grand Paris. Argenteuil serait noyé au milieu de plus de 7 millions d'habitants.

Ce choix aurait de graves conséquences sur les habitants, les personnels. Il serait préjudiciable aux finances des villes qui devront absorber les dettes des emprunts souscrits par la CAAB.

Ce choix aboutirait au démantèlement de services publics comme le ramassage des ordures ménagères mais également de l'Office Public Habitat Argenteuil Bezons

Nous appelons l’ensemble des élus, des administrateurs à concentrer  leur énergie pour développer une coopération au service des populations et la réponse à leurs besoins.

Dans l’intérêt des Argenteuillais et des Bezonnais :

 

  • Agissons ensemble pour préserver la Communauté d’Agglomération d’Argenteuil-Bezons afin de permettre le développement de notre outil de travail qu’est l’Office AB-Habitat

  • Agissons pour préserver une démocratie locale et de proximité permettant de mieux associer les citoyens aux décisions qui les concernent en premier lieu. 
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 12:21

Motion du Comité d’Entreprise d'AB Habitat sur la réforme territoriale à l'attention des membres du Conseil d’Administration

 

 

En tant que citoyen et salariés d'AB-Habitat nous sommes doublement concernés par les projet de  :

            è suppression des départements

            è fusion des régions

            è agrandissement des intercommunalité à marche forcée

            è mise en place des métropoles qui aboutissent entre autre à la fusion des           Offices,

 

avec pour objectif 11 milliards d'euros d'économie sur les services publics.

 

C'est la remise en cause de la démocratie de proximité et de la réponse aux besoins adaptés aux réalités.

C'est moins de services publics pour les usagers.

C'est moins d'investissement pour répondre aux besoins des habitants.

C'est la suppression d'emplois.

etc, ....

 

Concernant notre Office, la Communauté d'Agglomération doit prendre une délibération fin septembre pour décider si :

 

- elle fusionne avec une autre communauté d'agglomération pour atteindre le minima de 200 000 habitants

- elle rejoint la Métropole du Grand Paris (ce qui aboutirait à la fusion des Offices Publics de l'Habitat de Paris, de la Petite Couronne et des villes mitoyennes qui feraient ce choix)

- elle résiste à ce mauvais coup pour le service public et la démocratie de proximité.

 

Le Comité d'Entreprise d'AB-Habitat demande aux membres du Conseil d'Administration de prendre les initiatives nécessaires pour :

- s'opposer aux politiques d'austérité

- préserver et développer les services publics de proximité

- faire vivre la démocratie de proximité

 

Cela nécessite d'agir pour obtenir que la population soit consultée sur ces différents projets en proposant d'autres alternatives allant dans le sens des intérêts des habitants de nos villes.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 10:40

Un projet inégalitaire

grand-Paris.jpg

C’est dans une situation économique particulièrement préoccupante pour les salariés, chômage, précarité, stagnation des salaires, et creusement des inégalités, que va se mettre en place la Métropole du Grand Paris (MGP). Le vote du 1er volet de l’acte III de la décentralisation et de la Modernisation de l’Action Publique  (MAP) le 19 décembre 2013 définit le statut de la Métropole, ses objectifs, son périmètre (fusion des départements de Paris avec la petite couronne) ainsi que ses compétences (aménagement de l’espace métropolitain, politique locale de l’habitat, politique de la ville, développement et aménagement économique social et culturel, protection de l’environnement et du cadre de vie). 

L’état par voie d’ordonnances et par la création d’une mission de configuration met maintenant en place les outils qui seront ceux de la future métropole au 1er janvier 2016.
Depuis sa conception par Nicolas Sarkozy et sa mise en œuvre aujourd’hui par François Hollande, l’objectif du Grand Paris s’inscrit dans la compétition mondiale du capitalisme. Cette conception de l’organisation territoriale relève d’un modèle de développement axé sur la compétitivité et l’attractivité financière pour un rayonnement mondial de la région capitale en concurrence avec les autres capitales européennes et mondiales.
 Les effets sont prévisibles : il va s’en suivre un véritable bouleversement du paysage politique et économique de notre région accompagné d’une profonde mutation de la composition du salariat et l’éviction des catégories populaires de la métropole !
 Le Grand Paris s’inscrit dans une réalité francilienne d’hémorragie permanente d’emplois industriels, de spéculation immobilière et de remise en cause des services publics, liée aux politiques d’austérité et de réduction de la dépense publique. L’objectif non avoué, sous prétexte de bonne gestion des territoires, est celui de répondre aux injonctions de la commission européenne en renonçant aux institutions de proximité: communes, départements, et intercommunalités librement consenties. Le pacte de responsabilité prévoit 50 milliards d’euros d’économie d’ici 2017 dans les budgets publics, avec des conséquences sur le personnel de de la fonction publique.
C’est un remodelage profond de l’organisation républicaine française au service des intérêts du MEDEF sans perspective de développement industriel et en réduisant les services publics.
 En Île-de-France, l’urgence c’est la réponse aux besoins sociaux, emploi, salaire, protection sociale, et aux préoccupations spécifiques dont des logements accessibles et les transports.
 Après la mise en place du Grand Paris Express, il est prévu la création d’un organisme métropolitain unique regroupant tous les offices locaux d’habitat ainsi qu’un «Grand Paris Aménagement» pour gérer 340.000 logements !
Avec le transfert des compétences à la MGP, l’avenir des fonctionnaires territoriaux, leurs missions et leurs statuts vont être fortement mis à mal.
Dans ce projet, deux autres volets compléteraient cette réforme : « un projet de la loi de mobilisation des régions pour la croissance et l’emploi et de promotion de l’égalité des territoires » et enfin « le projet de loi de développement des solidarités territoriales et de la démocratie locale ». La procédure parlementaire est prévue après les élections municipales. Le rapport de force politique va donc dépendre en grande partie des résultats électoraux lors de ce scrutin.
 Dans ce contexte électoral, la métropolisation fait débat, des élus sont très critiques, voir s’opposent à la création d’un « mastodonte technocratique » mis en place sans aucune concertation démocratique. L’exigence d’un grand débat public et d’un référendum est à l’ordre du jour. Car sur le fond, c’est la démocratie et la citoyenneté qui sont remis en cause. L’éloignement des citoyens, et la concentration du pouvoir ont aussi pour objectif d’entraver les éventuels changements politiques.
 Au regard de l’enjeu cela ne peut pas être que l’affaire d’initiés. Citoyens et salariés doivent être informés et consultés. L’Union Régionale CGT Île-de-France demande un référendum sur le projet Grand-Paris Métrople.
 Nous sommes tous concernés, citoyens et salariés. Quelle sera la place des salariés dans cette construction ? Quelle place pour l’emploi industriel et public, et la démocratie sociale ? Comment prétendre réduire les inégalités sociales et territoriales alors que la finance chasse l’industrie francilienne avec la construction de territoires d’excellence et que les richesses sont toujours plus accaparées par le capital ?
La CGT s’efforce d’en faire l’affaire de tous et invite les salariés à s’en méler. Comme dans les entreprises, nous revendiquons des droits et pouvoirs nouveaux pour les salariés sur les questions d’aménagement des territoires, afin de satisfaire les besoins sociaux des franciliens. Cela ne peut se faire sans un développement industriel et des services publics de proximité garant de l’égalité nationale, à l’opposé des inégalités sociales et territoriales qui verraient immanquablement le jour avec ce projet.
 Pour satisfaire les besoins en logement, nous en revendiquons la construction de 60 000 logements sociaux par an, de qualité et accessibles à tous, ainsi que la création d’un service public du logement. C’est une urgence en Île-de-France.
 La CGT en Île-de-France contribuera aux rassemblements les plus larges, avec tous ceux qui le souhaitent, syndicats, partis politiques et élus, et créera les conditions nécessaires à la construction d’un projet territorial solidaire.
  Comme à propos du Grand Paris Express pour lequel les actions ont permis une meilleure réponse aux besoins en transport, l’intervention des salariés peut changer les scénarios existants et envisagés.
 La façon dont nous allons vivre demain va dépendre des rapports de force que nous créerons ensemble !

 Chacun de nous est concerné !

 

Voir tract : http://www.urif.cgt.fr/wordpress/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/grand_paris.pdf

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 21:51

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17 JANVIER 2014 – Communiqué de la Fédération CGT des Services publics


François Hollande, lors de son intervention du 14 janvier dernier, a marqué sa volonté d’accélérer et de renforcer la restructuration territoriale entamée sous Sarkozy. Il s’inscrit, en termes d’orientations, dans le droit fil de son prédécesseur : une vision comptable de l’action publique et donc des réformes ayant pour but essentiel de réduire les coûts au profit du grand patronat.

A peine la loi dite de Modernisation de l’Action Publique et d’Affirmation des Métropoles (MAPAM) vient-elle d’être définitivement adoptée à l’Assemblée nationale le 19 décembre dernier, que le gouvernement est sommé par le Président de rebattre les cartes de la réforme territoriale. Les projets de deuxième et troisième volets de l’acte III de décentralisation concernant les régions et les départements vont devoir être remaniés par le gouvernement pour tenir compte des injonctions présidentielles.

La révision de l’organisation territoriale version sociale-libérale s’attaque principalement aux régions et aux départements.

Le projet consiste pour l’essentiel à remettre en cause la clause générale de compétence, à accélérer la suppression des départements, en particulier ceux situés dans les grandes aires métropolitaines (à l’exemple de la métropole lyonnaise qui fait disparaître une partie du département du Rhône), et à faire évoluer le nombre de régions en les faisant passer de 22 à une quinzaine. Le pouvoir réglementaire des régions se verrait par ailleurs renforcé pour leur permettre d’adapter la loi en fonction des besoins locaux.

Le coup d’accélérateur social-libéral ne s’arrête pas là. Une nouvelle étape est franchie dans la chasse aux dépenses publiques en renforçant les incitations financières aux fusions et regroupements de collectivités et à la mutualisation des services. Les collectivités qui n’accepteront pas de réduire l’emploi et les services publics seront elles financièrement pénalisées.

Dans cette logique, François Hollande amplifie la politique d’austérité budgétaire déjà engagée. En 2014, des coupes de 15 milliards sont programmées dans les budgets publics. L’acharnement à réduire la dépense publique doit se poursuivre entre 2015 et 2017, visant une économie de l’ordre de 50 milliards supplémentaires.

Les collectivités locales sont au centre du viseur gouvernemental dans sa chasse obsessionnelle aux dépenses publiques socialement utiles. Les services publics de proximité, les emplois publics, la démocratie locale sont ainsi une nouvelle fois attaqués.

Pour la CGT, ces mesures sont inacceptables. Ces attaques nuisent au maintien de la cohésion sociale, de la solidarité et de la démocratie de proximité. Elles confirment la volonté de concentrer les lieux de décisions aux mains d’« élus entrepreneurs », dotés de pouvoirs exorbitants, régnant sur de vastes territoires, dans un déni total de démocratie représentative et sociale, et dans l’unique but de répondre aux exigences d’un capital toujours plus avide de profits. Éloignant de plus en plus les citoyens des lieux de décision politique, cette régression démocratique contribue à la perte de sens de l’action publique par le citoyen, renforce l’abstention et favorise l’extrême droite.

La CGT rejette cette conception de l’organisation territoriale qui porte atteinte aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité de la République et plus particulièrement aux principes fondateurs de la République décentralisée : proximité, libre administration, autonomie financière, solidarité, cohérence nationale, égalité de traitement. D’autres choix sont possibles pour l’emploi, les salaires et le service public, notamment si l’on mobilise ne serait-ce qu’une partie des 200 milliards d’aides et d’exonérations fiscales et sociales dont bénéficie le patronat.

Ensemble, le 6 février 2014, par la grève et dans les manifestations, construisons l’indispensable rapport de forces pour nous opposer au choc de régression sociale et démocratique auquel conduit le projet de société néolibéral version Hollande ! Ensemble, imposons d’autres choix par une juste répartition des richesses !

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 21:09

Voir le contenu de la table ronde lors des rencontres nationales du logement et de l'habitat. Cliquez sur le lien suivant : link

conception service public logt

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 19:23

Signez la pétition :  

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N34639  

 

- Parce qu’ils avaient avec 200 agents, refusé le licenciement de Nacima, mère célibataire d’un enfant de 4 ans, salariée handicapée, et témoin d’un accident de travail que la direction voulait dissimuler,  

- Parce qu’ils avaient avec 200 agents, dénoncé la falsification de son dossier, permettant ainsi de justifier son licenciement,  

- Parce qu’ils avaient avec 200 agents, raccompagné Nacima le 14 février 2008, jour de son licenciement, à son poste de travail, exigé sa réintégration et dénoncé les pratiques honteuses de la direction locale,

 

8 militants du syndicat CGT Energie Paris, Cédric LIECHTI, Marc TREMENT, Catherine FLECHARD, Gérard DEL MASCHIO, Christian POURRE, Patrice PERICHOU et Gérard HAMON ainsi qu’un 8ème Camarade ont été mis en examen le 27 décembre par le juge Roger LELOIRE, dans le cadre d’une procédure correctionnelle.

 

Hormis de lourdes amendes, ces 8 militants risquent aujourd’hui une peine de prison en regard de l’article 431-1 du Code Pénal ainsi que la déchéance de leurs droits civiques.

 

Cette politique d’acharnement et de haine anti syndicale menée depuis 4 ans par la direction ErDF Paris est inacceptable et fait peser de graves dangers sur les libertés syndicales.

 

- Une 1ère plainte déposée en juin 2008 par le directeur ErDF Paris avait été classée sans suite par le Procureur de la République. Mais qu’importe !!

- Une 2ème plainte avec la complicité de 2 cadres a été déposée entraînant obligatoirement la désignation d’un juge d’instruction.

- Un camarade mis en examen aujourd’hui avait déjà été traduit en conseil de discipline et déclassé, subissant ainsi une perte de salaire mensuel de 300 euros.

- D’autres camarades avaient déjà été déclassés avec une perte de salaire mensuel de 70 euros ou sanctionnés d’un blâme

- Le dossier présenté par la direction à la justice a été monté de toute pièce, n’hésitant pas à contredire les rapports d’huissiers et présentant les grévistes comme des barbares

 

En fait ce que ne supporte pas la direction ErDF Paris, c’est que la CGT Energie Paris se mettent en travers de sa politique de privatisation et de recul social en défendant les intérêts des agents et des usagers au quotidien que ce soit :

 

1. dans la conflictuelle négociation Aménagement du Temps de Travail où la direction voulait imposer à 2/3 des agents, 25 jours de travail supplémentaires par an sans augmentation de salaire

 

2. sur la dégradation des conditions de travail et des salaires (+0,6% en 2013 pour une augmentation du coût de la vie de 1,7% - Source INSEE)

 

3. sur l’augmentation vertigineuse des tarifs du gaz et de l’électricité depuis l’ouverture du capital des 2 entreprises (depuis 2004, +65% pour le gaz et +20% pour l’électricité)

 

EN CRIMINALISANT L’ACTION SYNDICALE, la direction veut, par la peur, tenter de créer un désert syndical et interdire toutes formes d’expression du Personnel et de la CGT Cela lui permettrait de mener sa politique de casse et de recul social sans résistance face à elle !

 

Contre la Privatisation d'EDF - Pour sa renationalisation

Contre la répression et la criminalisation

de l'action syndicale

 

La lutte continue

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 10:04

 

Un jeune du Val-d’Argent s’en est pris à deux agents de l’office HLM de sa cité qui refusaient de lui ouvrir un local où étaient entreposés des objets volés. Sa famille s’expose à une possible exclusion.

MAÏRAM GUISSÉ | Publié le 29.12.2012, 07h00

 Argenteuil, hier.  L’un des employés de l’office HLM AB-Habitat a été gazé sur son lieu de travail, dans cet immeuble de l’allée Paul-Eluard.

Argenteuil, hier.  L’un des employés de l’office HLM AB-Habitat a été gazé sur son lieu de travail, dans cet immeuble de l’allée Paul-Eluard. | (LP/M. G.)                                                                                                                  

Ce n’est pas une mais deux agressions de trop pour le personnel d’AB-Habitat (AB-H). Deux gardiens d’immeubles du quartier du Val-Nord, à Argenteuil, ont été violemment pris à parti mercredi.

 

Connu des services de police, l’agresseur souhaitait récupérer les clés d’un local technique où des objets volés avaient été trouvés. Mais l’agent de l’allée Paul-Eluard qu’il a interpellé à ce sujet refuse d’accéder à sa demande, le jeune homme, fils d’une famille de locataires de cette même cité, commence par le menacer, le 17 décembre. Sa manœuvre d’intimidation reste vaine.

 

Alors mercredi, en fin d’après-midi, il revient à la charge et gaze l’agent d’AB-H. Conséquence : la victime s’est vu prescrire un arrêt de travail de cinq jours. Ce même jour, le jeune homme se rend au domicile d’un deuxième gardien, en congé, vivant dans la rue Renoir, à quelques mètres de là. Sous les yeux de sa famille, le gardien est menacé avec un couteau… Son grand gabarit lui permet de faire face et de mettre en fuite le jeune homme, qui malgré cela, revient une heure plus tard.

Les deux gardiens d’immeubles ont déposé plainte. Une est en au commissariat d’Argenteuil pour tenter de retrouver leur agresseur, qui n’est pas réapparu depuis à son domicile.

 
Un risque de récidive

« Il est urgent que la police interpelle ce dangereux individu et le mette hors d’état de nuire, indiquent les représentants CGT du personnel d’AB-H. De son côté, la justice doit également agir avec célérité. » « Le métier de gardien d’immeuble est déjà difficile à exercer, alors il ne faut rien laisser passer, appuie Daniel Blanc, délégué du syndicat. Chaque fois qu’un agent du service public subit une agression, c’est la mission de service public qui est remise en cause. »

Outre la plainte au pénal, une autre a également été déposée au civil. Une procédure pour exclure la famille de l’agresseur a en effet été lancée par le bailleur qui gère 11000 logements sur Argenteuil, Bezons et Montigny-lès-Cormeilles. Si cette démarche n’est pas fréquente, elle est systématiquement utilisée lorsque des locataires ou leurs enfants sont à l’origine « d’actes de violence grave s ». Les 105 gardiens de l’office étant logés sur leur lieu de travail, le bailleur ne souhaite prendre aucun risque. « Nous soutenons parfaitement cette mesure, le jeune homme peut revenir et menacer à nouveau les gardiens, insiste Daniel Blanc. Les personnels de proximité méritent davantage de considération et de reconnaissance, pas seulement en parole mais aussi par des actes concrets. »

   

       

  Une dizaine de faits depuis début 2012

M. G. | Publié le 29.12.2012, 07h00

Pour lutter au mieux contre les actes de violence, l’office HLM AB-Habitat (AB-H) a mis en place un observatoire des faits d’insécurité en 2003. Un outil qui « permet d’analyser des données sur le nombre d’agressions et de trouver des solutions », expliquait Brahim Terki, directeur délégué aux affaires juridiques et à la tranquillité publique à AB-H, à la suite de l’agression d’un gardien d’immeuble à Bezons, en 2010. Ce dispositif est également un moyen de relever les zones où les problèmes sont récurrents sur le patrimoine de cet office HLM. En général, il s’agit des quartiers où il y a du trafic de drogue, comme au Colombier, à Bezons.

 

Des stages pour apprendre à gérer les conflits

Cette année, l’office HLM a relevé une petite dizaine d’agressions verbales et physiques considérées comme graves. Pour faire face à ce genre de situation, les gardiens d’immeubles suivent une fois par an un stage de « gestion de conflits ». Ils y apprennent les comportements à adopter pour désamorcer une situation de crise, comme prendre du recul, calmer le jeu quand les esprits s’échauffent… Mais ces exercices de mise en situation ne permettent pas de répondre à tous les cas de figure. Preuve en est avec les derniers événements survenus à Argenteuil. Ultime recours contre la violence pour AB-Habitat : la possibilité, en cas de faits graves commis par un locataire ou l’un de ses proches vivant avec lui, de demander leur expulsion du logement. Une procédure lancée dans le cas d’Argenteuil.

Le Parisien   

   
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Published by Collectif Logement CGT - dans Services Publics
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