Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

SALAIRES

100---copie-1.jpg

Recherche

Salaires : + 100 €

salaires-logt-social.jpg

Bienvenue

 
Dessin de Pierre Corneloup

Bonjour,
Vous avez ouvert les fenêtres et vous avez donc poussé la porte pour entrer dans votre espace "logement social".
Vous allez découvrir que notre "habitat" est composé de plusieurs pièces :
- Une pour les ESH et Coopératives,
- Une pour les OPH,
- Une pour les 2 dernières années de référence qui vous serviront pour parcourir toute notre actualité comme les différents réunions et comptes-rendus qui y sont faits, nos tracts, les textes de loi (ordonnances, décrets, circulaires, etc.), informations diverses et diverses réflexions et propositions faites aussi par notre collectif logement.

Une chose importante : si vous avez des suggestions, des idées et des propositions à nous faire, surtout, n’hésitez pas, envoyez-nous un mail à l'adresse suivante: cgt.logement@free.fr.


Nous vous invitons à vous inscrire à la newsletter comme cela vous serez informé chaque fois qu'un nouvelle article sera mis sur le blog.

Maintenant, votre visite peut commencer... A bientôt.

3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 19:46
Odile Plichon (avec Céline Carez) |  | MAJ : 
RÉAGIR
14
INFO LE PARISIEN
Stéphane Dambrine, le directeur général de Paris Habitat, quittera ses fonctions prochainement.

Stéphane Dambrine, le directeur général de Paris Habitat, quittera ses fonctions prochainement.

LP / Céline Carez

 

Cela couvait depuis des mois. C’est désormais acté : Stéphane Dambrine, le directeur général de Paris Habitat, quittera ses fonctions prochainement.

Il est vraisemblablement poussé vers la sortie à la suite de plusieurs révélations le concernant : après «le Parisien»-«Aujourd’hui en France» qui, en janvier, révélait qu’en cas de licenciement, il pourrait prétendre à un parachute doré de… 500 000 euros. c’est ce matin l’hebdomadaire «Marianne» qui publie de nouvelles révélations, dans lesquelles il est notamment question de fausses factures.  

 

Selon nos informations, c’est un mail envoyé ce matin en interne à tous les salariés de Paris Habitat qui a scellé le sort de Stéphane Dambrine. « En accord avec la ville de Paris, le président de Paris habitat et le Directeur général sont convenus de proposer au conseil d’administration qui se tiendra le 16 juin, la rupture conventionnelle du contrat du directeur général ».

 

Avec 122 000 logements, Paris Habitat est le premier bailleur social d’Ile-de-France.

 

Ce midi, la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a découvert ces nouveaux faits « avec stupeur », a très vivement réagi à ce nouveau scandale. Dans un communiqué au vitriol, elle souligne qu’en plus de « problèmes majeurs déjà connus, d’exemplarité de l’équipe dirigeante, de conflit d’intérêt posé par le cumul des situations de dirigeant et de locataire (NDLR : dans ses éditions du 30 janvier dernier,« le Parisien» avait également révélé que l’un des DG adjoints était logé par Paris Habitat…), d’achat de mobilier à des tarifs sans rapport avec la mission sociale que se doit de porter l’équipe municipale, s’ajouteraient de possibles malversations sur la gestion des travaux menés par la régie de Paris Habitat ». En conséquence, Anne Hidalgo réclame au plus vite une « enquête interne », des « sanctions très sévères à l’encontre des responsables », mais aussi qu’il soit mis fin « aux fonctions de l’actuel Directeur Général ».

 

Le directeur général de Paris Habitat prend la porte sur fond de nouveau scandale des HLM

Stéphane Dambrine, le directeur général du plus grand office HLM d'Ile-de-France, va être démis de ses fonctions le 16 juin, révèle une communication interne du groupe que nous nous sommes procurée ce vendredi 3 juin. Une annonce qui intervient le jour même de la publication, dans "Marianne" en kiosques, de nos révélations sur un système de fausses factures et de passe-droits en place au sein de l'organisme.
Sipa/illustration

Brusque accélération du temps à Paris Habitat. Selon nos informations, Stéphane Dambrine, le directeur général du plus grand office HLM d'Ile-de-France (avec 111.000 logements) va être démis de ses fonctions le 16 juin, lors du conseil d'administration de l'organisme. Une annonce qui intervient le jour même de la publication, dans Marianne en kiosques ce vendredi 3 juin, de nos révélations sur un système de fausses factures et de passe-droits en place au sein de l'organisme.

"En accord avec la ville de Paris, le Président de Paris Habitat et le Directeur Général sont convenus de proposer au conseil d'administration qui se tiendra le 16 juin, la rupture conventionnelle du contrat du directeur général", indique une communication interne envoyée ce vendredi midi par la direction aux salariés du groupe, que nous nous sommes procurée.

Notre enquête a montré de graves dysfonctionnements internes à Paris Habitat. Fausses factures, passe-droits, absence de contrôle sur les travaux : l'office public censé appliquer la politique de la mairie de Paris en matière de logements sociaux cumule les casseroles. Au vu des documents et témoignages recueillis par Marianne, une enquête interne a été réclamée par la Ville de Paris et des suites judiciaires ne sont pas exclues.
 
Dans notre enquête, nous révélions déjà que le DG pourrait notamment être poussé vers la sortie fin juin, la Mairie de Paris se montrant enfin prête à aller au clash avec le bailleur social. C'est donc manifestement chose faite. Reste à vérifier que la Ville s'est bien assurée que Stéphane Dambrine ne touche pas le parachute doré (500.000 euros) prévu par son contrat.
EXCLUSIF

Le nouveau scandale des HLM de Paris

"Marianne" a enquêté sur les graves dysfonctionnements internes de Paris Habitat, le premier bailleur social de Paris (avec 111.000 logements) et d'Ile-de-France. Fausses factures, passe-droits, absence de contrôle sur les travaux : l'office public censé appliquer la politique de la mairie de Paris en matière de logements sociaux cumule les casseroles. Au vu des documents et témoignages recueillis par "Marianne", une enquête interne a été réclamée par la Ville de Paris et des suites judiciaires ne sont pas exclues.
Un système de double facturation a été mis au jour par l'enquête de "Marianne" - SIPA/illustration

La saga Paris Habitat n’en finit pas. Epinglé fin janvier par le Parisien pour les généreuses rémunérations de ses dirigeants – et le parachute doré de 500 000 € accordé à Stéphane Dambrine, son directeur général, qui émarge déjà à 14 000 € par mois, avec voiture de fonction et chauffeur –, le premier bailleur social d’Ile-de-France a du souci à se faire. Sa façade de respectabilité risque encore de se lézarder au vu des documents et témoignages recueillis par Marianne. Voire, carrément, de s’écrouler. A croire que, depuis Jacques Chirac et la tentaculaire affaire des HLM de la Ville de Paris, le bien nommé Opac – devenu, en 2008, Paris Habitat – se complaît dans l’occulte.

Système de double facturation

L’histoire concerne, cette fois, la régie de Paris Habitat, située rue de Santeuil, dans le Ve arrondissement. Derrière les murs blancs de ce bâtiment d’un étage, mi-entrepôt, mi-atelier, d’où partent chaque matin les ouvriers chargés d’entretenir et rénover le parc de logements sociaux, on s’est longtemps adonné à un curieux micmac. Selon nos informations, l’un des chefs d’atelier, qui a quitté l’office HLM en juin 2015, avait mis au point un système de double facturation qui lui permettait de puiser abondamment dans les fournitures et la main-d’œuvre de Paris Habitat. Au cours de l’été 2014, la réfection d’un appartement de deux pièces situé au 49 ter de l’avenue de Flandre, dans le XIXe arrondissement, a été facturée plus de 48 000 €, alors que le coût des travaux réels se montait à 9 262 €. Cinq fois plus cher ! Comment la réhabilitation d’un deux pièces a-t-elle pu atteindre un tel montant sans éveiller le moindre soupçon à la direction de la régie ?

Sur le papier, la procédure semble pourtant carrée. Lorsqu’un logement de Paris Habitat devenu vacant nécessite une remise en état, ce sont les 200 salariés de la régie – menuisiers, électriciens, plombiers, peintres… – qui s’en occupent. Une fois la demande transmise par l’une des cinq directions territoriales qui gèrent les 111 000 logements parisiens, un contremaître de la régie engage des « bons de travaux », pour un prix raisonnable. Dans la cuisine du deux pièces de l’avenue de Flandre, la dépose du papier peint ainsi que la peinture des murs, du plafond et des boiseries ont représenté, par exemple, une journée et demie de travail (11,25 heures) effectuée par un seul ouvrier, et 264 € de fournitures (toile de verre, colle pour toile, impression à l’eau, enduits, masques, lessives), soit un total de 849 €. C’est ce qu’atteste le bon de travaux émis en mai 2014. Rien à redire ici. Sauf qu’un deuxième bon puis un troisième, concernant la même cuisine du même appartement, mais édités le 23 juillet, aboutissent, au total, à la somme faramineuse de 14 120 € !

Une somme destinée aux travaux d'un autre appartement... privé

Deux documents qui ne portent pas la signature informatique du contremaître mais celle de son supérieur, le chef d’atelier. Pour le coup, la dépose du papier peint, la peinture des murs, du plafond et des boiseries, c’est-à-dire les mêmes travaux, avec en plus la pose au sol de dalles en PVC, auraient nécessité quatre ouvriers, 260 heures de boulot et 600 € de fournitures… A ce prix-là, ce n’est plus une kitchenette qu’il s’agissait de retaper, mais les cuisines d’un palace ! Tout l’appartement a été passé à la même moulinette. En additionnant les bons de travaux bidon, on constate que la remise en état de ce T2 aurait occupé huit ouvriers pendant 852 heures (l’équivalent de trois semaines à temps plein par tête de pipe !) et aurait coûté 4 382 € de matériels en tout genre. Pour gonfler la note, le chef d’atelier a même ajouté la peinture d’une mystérieuse troisième pièce, pour un montant de 7 372 €. N’en jetez plus !

Les 48 000 € dépensés par Paris Habitat dans cette opération n’ont pas été perdus pour tout le monde, car des travaux, couvrant tout ou partie de cette somme, ont bien été réalisés. Pas avenue de Flandre, mais à une autre adresse… Bon camarade, le chef d’atelier aurait envoyé ses ouvriers restaurer le logement – privé – d’une collaboratrice de Christian Grimaud, le patron de la régie de Paris Habitat. Un bel appartement, double séjour avec moulures, situé dans l’est de la capitale. Plusieurs témoignages internes recueillis par Marianne confirment l’entourloupe. Contacté, Christian Grimaud n’a pas souhaité nous répondre dans un premier temps, avant de se raviser et de nous recevoir.

« Il s’est passé quelque chose d’anormal sur ce chantier, avenue de Flandre, c’est évident, reconnaît-il. Le volume des matériaux utilisés, comme le décompte horaire des ouvriers, est aberrant. Je n’exclus pas qu’un ou plusieurs salariés aient abusé de la confiance qu’on mettait en eux. Quant au fait qu’ils ont pu travailler ailleurs, je n’ai pas eu vent de cette histoire. Je vais bien évidemment enquêter de mon côté. » A dire vrai, Christian Grimaud ne semble pas avoir eu vent de grand-chose avant que Marianne ne l’interroge. Sur le T2 de l’avenue de Flandre comme sur les autres appartements. Car il y en a eu d’autres…

Partager cet article

Repost 0
Published by Collectif Logement CGT
commenter cet article

commentaires

mal logés 05/06/2016 23:44

Paris Habitat : une longue suite de scandales.
http://www.logement-grand-paris.fr/2016/06/paris-habitat-oph-une-longue-suite-de.html

Pages

Service Public du logement

j-aime-HLM-SP.jpg

 

Soyons connectés !!!

Inscrivez-vous.jpgPour être informé chaque fois qu'un article est mis sur le blog,
inscrivez vous ci dessous en indiquant votre adresse émail.

Histoire des structures de la CGT

Voir la vidiéo en cliquant sur le lien suivant : link

structures-CGT.JPG